Assurance auto et covoiturage : ce qu’il faut savoir

Publié par le 16 juillet 2015

C'est un des mouvements les plus populaires de ces deux dernières années, le covoiturage fait de plus en plus d'adeptes. Les sites spécialisés multiplient les messages pour rassurer leurs utilisateurs sur l'assurance qui entoure cette « économie de partage », mais qu'en est-il vraiment ? Les covoitureurs sont-ils bien protégés ?

Assurance auto et covoiturage : ce qu’il faut savoir

Fer de lance de la mobilité partagée, le covoiturage rassemblerait plus de 2 millions d'utilisateurs mensuels rien que chez le leader du secteur. Loin d'être un phénomène marginal, le covoiturage repose certes sur des valeurs de partage et d'écologie, mais il pose une vraie question sur la sécurité des conducteurs et de leurs passagers.

Un simple partage des frais

La première chose à souligner, quant à l'assurance du covoiturage, c'est que les passagers, transportés gratuitement ou non, sont toujours couverts par l'assurance du véhicule. Que ce dernier dispose d'une garantie minimale au tiers ou d'une formule complète tous risques, s'ils sont blessés par exemple, ils seront pris en charge. Le conducteur, lui, sera couvert uniquement si son contrat prévoit une garantie personnelle du conducteur.

Toutefois, ceci n'est valable que si le conducteur ne réalise aucun bénéficie dans les trajets, car il faut rappeler qu'une assurance auto pour particulier ne couvre pas le transport de personnes à titre onéreux.

Pour que la couverture du covoiturage soit garantie, il faut donc que le conducteur et ses passagers se limitent à un strict partage des frais comme pourraient le faire par exemple des amis qui partent en week-end. S'il y a bénéfice, on peut estimer qu'il s'agit d'une activité rémunérée et donc que celle-ci doit être protégée par une assurance dite « professionnelle », ce qui ne peut plus être considéré comme du covoiturage.

Le mieux est de solliciter son assureur au préalable pour connaître la couverture réelle en cas d'incident dans le cadre du covoiturage.

Pour en savoir plus sur le refus d'indemnisation : voir l'article

Attention si vous passez le volant

En théorie, rien n'empêche le propriétaire d'une voiture de prêter le volant à une personne de son choix, qu'il soit présent ou non dans le véhicule. Bien entendu, le contrat d'assurance auto doit préciser si d'autres personnes que le conducteur principal peuvent ou non prendre le volant. Autrement la couverture ne serait pas acquise en cas de sinistre.

Attention, car si le prêt est possible, il se peut que votre contrat exclut en revanche certains conducteurs (permis probatoire, profil à risques), ce qu'il faudra peut-être vérifier avec votre assureur.

Notons à ce propos que le leader du covoiturage vient de lancer une offre d'assurance comprise dans tous les trajets.

Cette « garantie covoiturage » prend notamment en charge le prêt du volant, en remboursant à hauteur de 1500 € l'éventuelle franchise appliquée en cas de sinistre avec un autre conducteur que celui désigné au contrat. Pour être acquise, cette garantie implique que les conducteurs aient au moins 3 ans de permis et que l'assurance du véhicule autorise le prêt du volant.

Enfin, elle garantirait l'arrivée à destination des passagers et du conducteur, et leur hébergement si nécessaire.