La circulation alternée mais en plus juste

Publié par le 19 mars 2014

Nous sommes de plus en plus susceptibles de rencontrer d'importants pics de pollution de l'air en zone urbaine. Le parc automobile, seulement responsable d'environ 20 % de la pollution globale produite en France est en réalité l'origine de plus de 50 % de la pollution en zone urbaine. Les pics de pollution interviennent lorsque des conditions climatiques spécifiques sont enregistrées, lorsque la pollution est bloquée entre des couches d'airs chauds et froids et stagne au-dessus des villes.

La circulation alternée mais en plus juste
Pour lutter contre ces pics de pollution, nocifs pour la santé, le ministère de l'écologie préconise la mise en place de la circulation alternée lorsque les conditions sont critiques ou que l'alerte sur le taux de particule fine est lancée. Cependant ce système est jugé injuste et inefficace car le critère de sélection des véhicules autorisés à rouler est le numéro de plaque d'immatriculation.

Le ministère de l'écologie cherche à rendre le procédé de circulation alternée plus efficace en prenant pour critère l'indice de pollution d'un véhicule. Cependant, aujourd'hui, il est impossible de connaître facilement et rapidement la propreté d'un véhicule ce qui pousse le ministère à chercher une solution. Pour aider à reconnaitre les véhicules les moins propres, un décret pourrait instaurer un code couleur pour les vignettes d'assurances. Les vignettes vertes pour les véhicules les plus propres à la vignette orange puis rouge pour les voitures les plus polluantes. En jour de pic de pollution, seul les véhicules à vignette rouge seront soumis à la circulation alternée, puis les véhicules oranges en cas de pic plus intense. La circulation alternée sera donc plus juste tout en étant plus efficace.