Qui paie pour les non-assurés ?

Publié par le 6 mai 2014

L'assurance auto est obligatoire pour tous les véhicules circulant en France, c'est cependant loin d'être le cas en réalité. De nombreux automobilistes roulent aujourd'hui sans assurance, ce qui n'est pas sans conséquences. Que se passe-t-il en cas d'accident, qui prend en charge ces non-assurés ?

Qui paie pour les non-assurés ?

Qu'est-ce que ça change en cas d'accident ?

Cette situation est très courante sur les routes françaises. Un accrochage entre deux véhicules qui entraîne des dommages, mais au moment de remplir le constat amiable, un des conducteurs n'est pas assuré. Pour l'assuré, cela n'aura aucune incidence sur les indemnités reçues. Celles-ci seront prisent en charge par le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO). Les démarches seront cependant plus compliquées pour obtenir un remboursement.

En cas d'accrochage avec une personne non-assurée, il faut surtout avoir les bons réflexes. Lorsque c'est possible, il est utile de noter le numéro de plaque d'immatriculation, la marque et le modèle du véhicule. Il est aussi indispensable de déclarer l'incident à sa propre compagnie d'assurance, voire d'appeler la police pour établir le constat.

La non-assurance et ses conséquences

Les compagnies d'assurance ont dû verser en 2013 à travers le FGAO 87 millions d'euros aux victimes d'accidents dont le responsable n'était pas assuré. Ces dépenses se ressentent sur le montant des cotisations. Les assureurs doivent augmenter leurs tarifs pour compenser la prise en charges de ces accidents.

Le FGAO recense près de 740 000 automobilistes sans assurances, soit une augmentation de 28 % en 5 ans. Le nombre de non-assurés est plus important chez les jeunes conducteurs et 59 % des non-assurés responsables d'accidents ont moins de 35 ans. Ces chiffres s'expliquent par la tendance des assurances à proposer des tarifs plus élevées pour les jeunes. C'est statistiquement la classe d'âge la plus accidentogène et la moins expérimentée.

Les sanctions sont extrêmement sévères - 3 750 euros d'amende, la suspension de permis et la confiscation du véhicule - mais ils sont de plus en plus nombreux à refuser de s'assurer. Comment freiner ces conducteurs ?