L’avertisseur de radar en toute légalité ?

Publié par le 24 février 2014

La législation autour des avertisseurs de radars est au mieux légèrement trouble. Il est difficile de tout comprendre sur le sujet, quels appareils sont autorisés, quels fonctions sont légales, quels sanctions peuvent être appliquées ?

L’avertisseur de radar en toute légalité ?

Les avertisseurs de radars sont interdits

Légalement, les avertisseurs de radars sont interdits depuis le décret n° 2012-3 du 3 janvier 2012 qui déclare que la détention de "dispositifs ou  produits visant à avertir ou informer de la localisation d'appareils, instruments ou systèmes servant à la constatation des infractions à la législation ou à la réglementation de la circulation routière" est illégale. Pour les automobilistes, cela signifie concrètement que la possession de GPS ou téléphone qui signale les radars est illégale et peut entrainer une amende de 1 500 euros, le retrait de 6 points de permis et la saisie du dispositif. Sur les GPS, téléphones et navigateurs de bord, on demandera de désactiver la fonction pour rester dans le cadre de la loi.

Les aides à la conduite sont autorisées

Les avertisseurs de radars sont bel et bien interdits mais les subtilités de la sémantique ont laissé la porte ouverte à biens des solutions détournées pour palier au problème. L'avertisseur de radars devient alors l'aide à la conduite. Le rôle de l'assistant est d'indiquer les passages dangereux qui couvrent 4 kilomètres sur autoroute, 2 kilomètres sur nationale et 500 mètres en ville. Le GPS ne localise plus précisément le radar mais déclare des zones dangereuses. Le conducteur reste prévenu mais de manière détournée. Ce système est tout de même moins dangereux car il force les automobilistes à être vigilant et respecter les limites de vitesse sur des zones étendus et non plus juste devant le radar.