Chiffres vols de voitures : quelle protection pour les automobilistes ?

Publié par le 22 février 2016

Un grand hebdomadaire automobile vient de publier récemment le palmarès des vols de voitures en France, consacrant la Smart Fortwo comme voiture la plus volée, suivie par les Range Rover Evoque et BMW X6. On apprend également que les vols ont augmenté de 2,1 % en 2015 avec environ 110 000 disparitions de véhicules sur l'année. Dans ce contexte d'insécurité, Hyperassur rappelle aux consommateurs l'existence et le fonctionnement des garanties contre le vol.

Chiffres vols de voitures : quelle protection pour les automobilistes ?

Quels sont les contrats concernés ?

Acquise dans les formules d'assurance tous risques, la garantie vol, qui vous assure une indemnisation en cas de disparition de votre véhicule ou de tentative de vol causant des dommages, n'est pas comprise dans tous les contrats. Elle ne figure pas notamment dans les contrats au tiers simple. Pour en bénéficier, il faut souscrire au minimum un contrat Tiers+ c'est à dire une responsabilité civile renforcée des garanties vol et incendie.

Dans quelles situations l'assuré est couvert ?

Le propriétaire du véhicule peut être indemnisé par sa garantie vol dans deux situations : lors de la disparition totale du véhicule ou en cas de dommages suite au vol ou à la tentative de vol

Afin d'être sûr d'être couvert, il est important pour les assurés de connaître les cas dans lesquels on peut affirmer qu'il y a vol ou tentative de vol :

  • Il y a une pénétration ou tentative de pénétration dans le véhicule par effraction et l'on constate des détériorations,
  • Il y a des indices de forcement de la direction, de l'antivol, une modification ou une tentative de modification des branchements électriques et plus généralement de tout organe de sécurité et de démarrage du véhicule,
  • Il y a effraction du garage privatif clos et fermé ou de l'habitation close et fermée lorsque le garage est contigu à l'habitation,
  • Il y a menaces ou violences à l'encontre du conducteur ou l'un de ses passagers : dans cette situation l'assuré est protégé contre un car-jacking ou un home-jacking.

Par ailleurs, en cas de vol ou de tentative de vol il est impératif que l'assuré signale les faits aux forces de l'ordre et dépose une plainte dans les 24H qui suivent la constatation. Il disposera ensuite de 24H supplémentaires (2 jours ouvrés) pour avertir son assurance en fournissant une preuve du dépôt de plainte. Les photos, factures, témoignages, certificats médicaux, coupures de presse et toutes les preuves qui peuvent attester du vol, d'éventuelles violences, ainsi que du bon entretien de votre véhicule sont autant d'éléments qui pourront accélérer la prise en charge et peut-être améliorer l'indemnisation.

Quels sont les cas d'exclusion ?

Selon les contrats, le propriétaire du véhicule peut se voir refuser une indemnisation, notamment lorsque :

  • Les clés ont été laissées à l'intérieur, sur le contact du véhicule ou à l'intérieur du logement, d'un local et qu'il n'y a pas eu effraction (excepté en cas de menace comme le car-jacking ou home-jacking),
  • Le vol a été commis par le souscripteur, une personne désignée au contrat ou un membre de la famille.

De plus dans certaines situations, la garantie peut également ne pas couvrir l'assuré :

  • En cas de vandalisme : s'il s'agit d'un vandalisme pur, c'est-à-dire sans volonté manifeste de voler le véhicule (rayures, etc.) il faut que le propriétaire du véhicule dispose d'une extension de garantie dommages tous accidents.
  • En cas de vol d'accessoires et éléments du véhicule (roues, pneumatiques, enjoliveurs, objets laissés à l'intérieur, etc.) l'assuré n'est pas toujours couvert, il faut également disposer d'une extension.

Hyperassur.com a d'ailleurs posé la question à ses internautes* sur ce sujet et il en ressort qu'ils ne sont pas toujours bien informés des clauses de leur contrat auto. En effet, si 45 % savent qu'ils ne sont pas couvert pour le vol de leurs jantes/pneus, plus de la moitié d'entre eux sont convaincus (peut-être à tort) qu'ils pourront obtenir réparation.

Quelle indemnisation en cas de vol?

Si le véhicule n'est pas retrouvé

Les contrats prévoient un délai de 30 jours avant d'envisager une indemnisation, en attendant le véhicule a peut-être des chances d'être retrouvé. Une fois ce laps de temps écoulé, l'assuré peut demander le remboursement du véhicule auprès de l'assureur. Il est important de savoir que la plupart du temps les contrats comprennent une franchise en cas de vol qui sera déduite de l'indemnisation.

La valeur du véhicule pour l'indemnisation est déterminée par un expert. Celle-ci est le plus souvent établie en fonction du prix du véhicule, de son ancienneté, de l'état d'entretien et du kilométrage. Autre méthode : l'expert peut se baser sur le prix des véhicules similaires en vente sur le marché de l'occasion ou bien en calculant le montant des indemnisations en suivant des cotations (Argus par exemple) et en l'adaptant aux caractéristiques du véhicule.

L'assureur se base ensuite sur la « valeur à dire d'expert » pour indemniser le propriétaire du véhicule. Cependant, l'assuré peut contester les conclusions de l'expert et demander une contre-expertise à ses frais.Concernant l'indemnisation en cas de vol, les internautes sondés * par Hyperassur.com semblent bien faire la différence entre valeur « à dire d'expert » et cote Argus, cette dernière étant en moyenne légèrement plus élevée. Ils sont d'ailleurs 67 % à savoir que c'est la première dont se servira leur assurance pour les indemniser en cas de vol.

Si le véhicule est trouvé

Avant 30 jours, l'assuré est tenu de reprendre son véhicule. L'assurance prend alors en charge les frais de récupération du véhicule ainsi que le montant des réparations. Après 30 jours, l'assuré a le choix : reprendre son véhicule et rembourser l'indemnisation ou conserver cette dernière et laisser l'assureur devenir propriétaire du véhicule

Autre point important : certains assureurs ne déclenchent l'indemnisation uniquement après avoir constaté une effraction. Or, de nos jours, un vol sur deux se fait par ruse électronique, le mouse-jacking ou « vol à la souris ». La plupart des contrats n'ont pas évolué avec les nouvelles techniques des voleurs et il est parfois difficile pour les victimes de faire valoir leur droit. Notons malgré tout que les assureurs sont de plus en plus sensibles à ce phénomène et font évoluer leur politique d'indemnisation.

*sondage réalisé sur la base des 26 000 fans Facebook de Hyperassur.com et Voitures.com.