Découvrez le classement des voitures les plus volées et vandalisées

Publié par le 25 octobre 2016

La très active association 40 millions d'automobilistes publie son troisième palmarès annuel des voitures les plus volées et les plus vandalisées. Réalisé en collaboration avec Experveo (réseau d'experts en automobile) et la société Traqueur (leader de la détection de véhicules volés) il met certes en lumière les modèles les plus à risques mais démontre que désormais 7 vols sur 10 se font grâce à la technologie.  

Découvrez le classement des voitures les plus volées et vandalisées

Si vous possédez une Smart Fortwo II ou une Mini Cabriolet vous pouvez être inquiet car, selon le baromètre de l'expertise publié par 40 millions d'automobilistes, elles sont respectivement la voiture le plus volée et la voiture la plus vandalisée de l'Hexagone.

D'après les données fournies par Experveo (entre juillet 2015 et juin 2016), la citadine franco-allemande reste en tête du classement des vols pour la troisième année consécutive tandis que la découvrable britannique truste les deux premières marches du podium du vandalisme grâce à ses générations R57 (depuis 2009) et R52 (depuis 2004).

En regardant de plus près le Top 10 des vols, deux typologies de voiture se détachent avec d'un côté les petites citadines (Smart Fortwo en 1, Ford Fiesta en 3, Renault Twingo II en 5, Citroën DS3 en 10) dont les systèmes de sécurité sont limités et les pièces se revendent bien, et de l'autre les SUV de luxe (Range Rover Evoque en 2, Range Rover en 4, BMW X5 en 6, BMW X6 en 8) appréciés pour leur valeur élevée et leur robustesse dans le milieu du banditisme.
En ce qui concerne le Top 10 des véhicules vandalisés, il est à noter deux choses : aucune voiture française et une forte proportion de petites voitures « plaisir », la Mini Cabriolet donc, mais aussi l'Opel Tigra TwinTop (3ème), la MG TF (6ème), la Fiat 500C (7ème) ou encore l'Audi TT (9ème) qui semblent attiser les jalousies.

Quand les voleurs deviennent des hackers

Selon les chiffres du Ministère de l'Intérieur, pas moins de 110 000 voitures ont été volées l'an dernier, soit un rythme 300 vols par jour, en hausse de 2,4 % par rapport à 2014.
Davantage que le nombre, c'est la méthode qui est intéressante comme le révèle l'analyse de Traqueur avec toujours de fortes proportions de vols par home-jacking (13 %) ou par escroquerie (9 %) mais une écrasante majorité de disparition par mouse-jacking (70 %).
Dans ces cas-là, les voleurs n'usent d'aucune violence et ne procèdent à aucune effraction, ils se contentent de pirater les systèmes électroniques du véhicule afin de le déverrouiller et de démarrer. Finie donc la technique de la tige de métal pour ouvrir une porte, un ordinateur suffit désormais.
A ce sujet, les assureurs, pour lesquels le préjudice financier des vols est estimé à 1,2 milliard d'euros, s'inquiètent déjà de la connectivité grandissante dans les voitures et encore plus de l'arrivée des véhicules à conduite autonome.

Vol sans effraction : quelle indemnisation ?

Le mouse-jacking, appelé aussi vol à la souris, pose évidemment la question de l'indemnisation, car difficile de demander réparation quand le véhicule ne présente aucune trace d'effraction.
En effet, la plupart des contrats d'assurance auto imposent à l'assuré de prouver l'effraction pour déclencher l'indemnisation au titre de la garantie vol. Autrement ce sera la garantie vandalisme qui entrera en jeu et avec elle ses exclusions (bien souvent les pneumatiques, les vitres, les phares).
Les chiffres du Ministère de l'Intérieur révèlent que plus de 40% de véhicules volés sont retrouvés. Mais on ne dit pas dans quel état ! Et pour les assurés qui récupèrent un véhicule en pièces détachées il est parfois difficile de faire jouer l'indemnisation pour vol quand ledit véhicule ne présente aucune trace d'effraction.
Heureusement, les assureurs se sont emparés du sujet et modifient petit à petit leurs contrats pour intégrer le mouse-jacking comme une possibilité. Et pour ceux qui seraient couverts par un contrat plus ancien, la justice leur donne généralement raison et de nombreux jugements en faveur des assurés font office de jurisprudence.



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