Halte aux excès de réparations des pare-brises

Publié par le 12 janvier 2011

Une enquête de l'association 40 millions d'automobilistes publiée mercredi 12 janvier dénonce les excès du marché de la réparation des pare-brises. Une prestation dans le collimateur des assurances auto.

Halte aux excès de réparations des pare-brises

La hausse des tarifs en assurance automobile pour 2011 (entre 2 et 5%) n'est sans doute pas à mettre sur le dos des seules augmentations des coûts de réparation (accidents), ni même aux catastrophes naturelles.

Selon l'enquête menée par l'association 40 millions d'automobilistes auprès de compagnies d'assurance, de réparateurs et d'assurés, le nombre de réparations de pare-brises augmenterait de 15% chaque année. « Le montant de la garantie bris de glace s'élèvera d'ici 3 ans à environ 48 euros, explique l'association (contre 32 euros aujourd'hui, ndlr). Le seul poste 'garantie bris de glace' entraînera une augmentation de 4% du montant de la cotisation payée par l'automobiliste », s'alarme même 40 millions d'automobilistes.

Principal mis en cause dans ce « boom » des réparations de pare-brise : le leader du marché, devenu incontournable, qui à grand renfort de spots télé inciterait les automobilistes à effectuer des réparations pas toujours justifiées, à des prix supérieurs de plus de 30% à ceux de ses concurrents. Sans toutefois citer le nom de la marque, 40 millions d'automobilistes dénonce un « marketing agressif et anxiogène ».

« Essor d'un marché du lifting du pare-brise »

Problème : la publicité inciterait au contact direct entre l'automobiliste et le réparateur, sans avis de prise en charge préalable de l'assureur.

« Le réparateur se présente comme le chevalier blanc qui porte secours au pauvre automobiliste. Lequel, au final, va payer la facture sans en avoir conscience. On entend souvent l'expression : c'est l'assureur qui va payer… Or, il n'y a rien de plus faux. Au vu des conclusions de l'enquête, on a le sentiment d'assister à l'essor d'un marché du lifting du pare-brise sur le dos des assurés. À notre grande surprise, certains assureurs semblent faire preuve d'un silence gêné face à cette situation pourtant défavorable pour leurs clients. Le dindon de la farce c'est l'automobiliste qui finance un produit dont il n'a en réalité pas forcément besoin », commente Louis Derboulle, président de l'association 40 millions d'automobilistes.

En théorie , un pare-brise a réellement besoin d'être réparé s'il comporte au moins un impact supérieur à 3cm, affirme l'association, ou trois impacts de 1 cm.

Pour faire baisser la facture, 40 millions d'automobilistes appelle les assureurs et les usagers à plus de responsabilités, en  les automobilistes à demander à leur assureur d'être orientés vers le réparateur le moins cher, pour tenter de faire disparaître le monopole de la réparation du pare-brise.

Site : www.40millionsdautomobilistes.com