La circulation alternée à Paris

Publié par le 17 mars 2014

Le lundi 17 mars, Paris lance la circulation alternée dans toute la capitale et sur la petite couronne. Après des épisodes particulièrement polluants ces dernières semaines en Ile de France, cette mesure est extrêmement critiquée mais plutôt bien respecté selon les premières estimations.

La circulation alternée à Paris

Une forte opposition à la mesure

Les associations d'automobilistes sont les plus véhémentes contre la circulation alternée la jugeant inapplicable et inefficace. Ils dénoncent un lobby contre l'automobiliste, seulement responsable de 18 % de la pollution en particules fines de l'air à Paris. Les 82 % restant sont issus de l'industrie et des zones résidentielles. Les associations d'automobilistes demandent des mesures sur ces autres pôles de pollution et non pas uniquement sur l'auto, bouc émissaire des antis-pollution.

Les succès de la mesure

Malgré la réalité de la situation décrite par les pros-automobiles, il est difficile de demander aux foyers d'alterner l'utilisation de leur chauffage en hiver, malgré le fait que ce soit un des premiers pôles polluants en Ile de France.

Le principe de la mesure est relativement simple et dispose de nombreuses exceptions. Le 17 mars est un jour impair, donc seul les véhicules avec une plaque d'immatriculation impaire peuvent circuler. En jour pair, seules les voitures paires seront à leur tour autorisées à rouler. Sont autorisés à rouler, quel que soit la plaque d'immatriculation les covoiturages, les véhicules hybrides ou électriques, les taxis et nombreux autres cas spéciaux. Les policiers effectuant les contrôles, en nombre renforcé pour l'occasion sont appelés à faire preuve de discernement et de souplesse dans l'établissement de contraventions.

La mesure est plutôt bien accueillie selon les premiers rapports. Les automobilistes jouent le jeu et on dénombre une baisse des embouteillages de 60 % en matinée en Ile de France.