La France, un pays pauvre … en auto

Publié par le 9 avril 2014

L'image de la voiture a beaucoup évolué au cours des dernières années et cela a entraîné de profondes modifications dans les habitudes de consommation des automobilistes. Au premier trimestre 2014 le bilan est positif avec une augmentation des immatriculations de près de 9 %. Cependant, la réalité est plus nuancée. Les écarts se creusent et le marché automobile s'est transformé aux dépends des constructeurs français.

La France, un pays pauvre … en auto

Une tendance à l'économie

Le secteur automobile français s'appauvrit selon le premier bilan du CCFA (Comité des constructeurs français d'automobiles) de 2014. Les modèles d'entrée de gamme, connaissent de plus en plus de succès en France, comme le montre l'engouement pour Dacia, qui a progressé de 19,3 % en 2013 et représente environ 16 % des ventes du groupe Renault.

Dans la même tendance, le segment de la citadine gagne des parts et représente aujourd'hui environ 55 % du marché des nouvelles voitures alors que la moyenne européenne est de seulement 43 %. Ce succès se fait au détriment des autres catégories. Le haut de gamme par exemple régresse à 4 % en France alors qu'il représente plus de 10 % du marché européen. Le marché auto français ressemble ainsi à celui d'un pays pauvre.

Des conséquences pour les marques tricolores

Le déclin du made in France est la première conséquence de ce constat. Les constructeurs se tournent, bien malgré eux, vers des modèles à faible marge, les citadines et mini-citadines produites à bas coûts à l'étranger.

Les véhicules produits en France, comme les berlines compactes, voient leur niveau de production baisser avec leur manque de succès dans l'hexagone. Renault a par exemple divisé ses volume par trois. En tirant le marché auto français vers le bas, c'est le secteur entier qui se modifie. L'industrie automobile française en est la première victime et a vu en 10 ans sa production divisée par deux.

On s'interroge, les constructeurs français ne doivent-ils pas se tourner vers le haut de gamme, à l'image de l'Allemagne, pour inverser la tendance et renouer avec le succès ?