Le luxe c’est le parking...ou comment les tarifs de stationnement ont évolué

Publié par le 26 mars 2014

Toutes les solutions sont bonnes pour décourager les automobilistes de conduire en ville. Les limitations de vitesse, les couloirs de bus et les pistes cyclables sont autant de moyens de contrôler le flux de voiture. Cependant, la maîtrise des places de parking et de leur prix est un levier extrêmement efficace pour limiter le nombre de voiture. Le prix du stationnement a d'ailleurs beaucoup évolué. C'est ce que l'enquête du magazine Auto Plus montre en observant les tarifs de plus de 60 villes en France depuis 2008.

Le luxe c’est le parking...ou comment les tarifs de stationnement ont évolué

L'évolution des tarifs

Pour plus de deux tiers des communes étudiées, les tarifs de parking ont largement augmenté au cours de ses six dernières années. C'est la ville du Mans qui gagne la palme avec une augmentation de 67 %, passant de 1,5 € l'heure en 2008 à 2,5 € aujourd'hui. Roubaix et Nantes avec respectivement un bond de 50 % et 43 % prennent la deuxième et troisième place du classement. Quant à la Capitale, malgré une hausse limitée (+ 20 %) elle conserve tout de même le titre de la ville où se garer coûte le plus cher avec 3,60 € de l'heure.

Par ailleurs d'après l'enquête, les villes qui enregistrent les plus fortes augmentations sont à gauche. On est en droit de se demander s'il existe un lien entre l'orientation politique d'une ville et sa stratégie envers les voitures ?

Des mesures pour la ville

Pour la ville, l'augmentation des tarifs de stationnement est une réelle mesure pour contrôler la densité du trafic. Les places de parking trop chères, sans parler de l'apport financier pour la commune, permettent de réduire le nombre de voitures qui circulent.

Par ce biais, les agglomérations souhaitent encourager l'utilisation des transports en commun, réduire la pollution, le bruit, les embouteillages et les accidents.

Au 1er janvier 2016, le prix du PV pour stationnement interdit sera également décidé par la municipalité. Un tiers des communes admettent vouloir augmenter leur tarifs de PV. A l'opposé, la plupart des agglomérations (61 %) ne prévoit pas d'augmentation. Cependant, en ce contexte d'élections municipales, il faut se méfier des promesses trop généreuses des futurs élus.