Les futures règles à l'égard des assurances vont pénaliser l'économie selon le Medef

Publié par le 17 mars 2010

Le durcissement des exigences à l'égard des banques et des assurances, tel qu'il se profile, va affecter l'économie en privant les entreprises de financements vitaux, a déclaré mardi la présidente du Medef.

Les futures règles à l'égard des assurances vont pénaliser l'économie selon le Medef

Laurence Parisot, qui vise les futures règles prudentielles et comptables censées renforcer les groupes financiers, a précisé que le Medef travaillerait à une position commune en ce sens avec ses partenaires européens et, si possible, mondiaux

En cause, les travaux sur les règles de Bâle III pour les banques, qui passent par le renforcement des exigences de fonds propres, et la directive Solvency II pour les assurances.

"Le schéma actuellement en préparation par le comité de Bâle serait catastrophique pour le financement de nos entreprises", a déclaré Laurence Parisot lors de sa conférence de presse mensuelle.

Quant aux compagnies d'assurance, les nouvelles règles risquent de se traduire par un désengagement de leur part des marchés actions, et "tout désengagement serait un mauvais coup porté à l'économie", a-t-elle ajouté.

Trois ans après le début de la crise financière, "si nous voulons tirer les leçons de ce qui s'est passé, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus important de s'attaquer à ce sujet, de se sentir concerné par ce sujet, que de débattre des bonus des traders", a-t-elle poursuivi.

Pour Laurence Parisot, "le sujet de l'élaboration des règles de Bâle III ne peut être réservé à un cénacle d'experts, issus ou proches du monde financier, et doit faire l'objet d'un véritable débat public à tous les niveaux", français et européen.

Le sujet sera examiné lors du sommet des organisations patronales des pays du G8, à Toronto (Canada), fin avril.

"Nous allons tout faire pour tenter d'obtenir une déclaration commune", a dit Laurence Parisot, soulignant qu'"il y a une vraie divergence de vue entre les Européens et les Américains" et "entre l'Europe continentale et le monde anglo-saxon".

(Reuters)