Les GPS nuisent à notre sens de l'orientation

Publié par le 4 avril 2017

Les résultats d'une étude récente publiée par la revue Nature remettent en question l'utilisation du Global Positioning System (GPS). La partie du cerveau naturellement chargée du sens de l'orientation et de la prise de décisions semble en effet avoir quelques difficultés à cohabiter avec la version numérique équipant de nombreux véhicules.  

Les GPS nuisent à notre sens de l'orientation

Sans pour autant remettre en cause les qualités du GPS, un excès de confiance s'est révélé nuisible à la capacité de réaction des utilisateurs. Ces limites ont d'ailleurs été soulignées par des erreurs de navigation menant des conducteurs à plusieurs centaines de kilomètres de leur destination.

Dans le cas de l'étude menée, un groupe de participants s'est d'abord déplacé dans le quartier Soho de Londres. Un film sur une visite de Londres leur a ensuite été projeté après la pose de capteurs analysant différentes zones du cerveau :

  • • L'hippocampe en charge de la mémoire et de l'orientation
  • • Le cortex préfrontal qui agit en matière de décisions
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À plusieurs reprises, le film a été arrêté et les participants ont été questionnés sur la direction à prendre en fonction des options proposées. Pour certaines situations, les volontaires avaient accès au GPS alors que pour d'autres ils devaient trouver seuls le bon chemin.

Les résultats ont révélé que lorsque les visiteurs virtuels ne peuvent compter que sur leur propre capacité à s'orienter, l'activité des deux zones du cerveau testées est en forte augmentation. Lorsqu'ils sont guidés par le GPS, la stimulation marque au contraire une baisse marquée, les participants faisant pleinement confiance au GPS.
Cette étude prouve ainsi que lorsque l'aide à la navigation est disponible, certaines parties du cerveau se mettent au repos du fait de l'absence de sollicitation. Se posent dès lors certaines questions sur le sens de l'orientation naturel des nouvelles générations? grandes consommatrices de GPS électronique.
En étant bien moins utilisées, les zones du cerveau présentent le risque d'une réactivité bien moindre, ce qui faute de GPS pourrait rendre difficiles les déplacements vers des lieux pourtant habituels.