Les nouveaux pièges de l'assurance auto

Les nouveaux pièges de l'assurance auto

Publié par le 7 novembre 2011

Trouver une assurance consiste à choisir celle qui correspond à l'état du véhicule et aux besoins du souscripteur. Le rapport qualité/prix est déterminant afin de ne pas souscrire à un contrat cher et proposant peu de couverture. Il faut trouver la compagnie qui peut s'adapter à sa situation et à la spécificité de sa voiture. La puissance et la qualité de celui-ci impactent le tarif de l'assurance auto. Les modèles puissant font souvent l'objet d'un coût plus élevé, car ils sont exposés à des risques plus importants. Par ailleurs, sachez qu'il existe différents types d'assurances. Celle au tier à souscription obligatoire permet de couvrir les dommages subis par un tiers par le fait du véhicule et tout autre préjudice ayant comme facteur principal la voiture couverte. Les montants et les critères pouvant varier d'un organisme à un autre, un petit point s'impose.

Cinq points clés à vérifier

La franchise : il s'agit de la somme qui reste à la charge du souscripteur en cas de préjudice. Il faut être attentif à la variation de son montant. Certaines compagnies présentent des franchises complémentaires. Il faut les éviter.
Les exclusions : soyez vigilant! Elles sont souvent insérées en fin de contrat et prévoient le non-remboursement en cas de sinistre survenu dans des conditions particulières. Ces exclusions sont nombreuses et varient selon les assureurs. Elles peuvent concerner les dommages causés lors d'une manifestation sportive, d'une conduite sous l'emprise de l'alcool ou encore d'un délit de fuite. Des plafonds de remboursement peuvent être également prévus.
L'assistance : dans le cadre d'une panne, il faut opter pour l'assureur qui offre des assistances en tout lieu.
La décote : consiste à prévoir le montant de la couverture si la voiture est volée ou totalement endommagée. Il est communément prévu qu'un véhicule perd 1/5ème de sa valeur tous les 6 mois. Il existe pourtant des compagnies qui peuvent proposer des remboursements plus intéressants.
La garantie : peut varier d'une assurance à une autre. Certains organismes accordent une garantie conducteur dans le cas d'un dommage corporel sans considérer les sources de l'accident. Préférez donc ceux-ci.

Équilibrer garanties et besoins

Trop d'assurés sont couverts pour des risques inutiles. Il est donc conseillé de faire régulièrement le point sur ce que contient son contrat, de vérifier qu'il correspond bien à ses besoins réels de couverture. Rien ne sert, par exemple, d'assurer "tous risques" une voiture qui s'est largement dépréciée depuis plusieurs années. De même, inutile de continuer à couvrir un jeune conducteur lorsque tous les enfants ont quitté le foyer. Et lorsque les véhicules assurés roulent moins qu'auparavant, il peut devenir avantageux de s'assurer au kilomètre. Il s'agit là de faire baisser les primes de 10 à 15%!

Résister aux garanties et services gadget


Depuis une dizaine d'années, la mode chez les assureurs est à la garantie qui permet de se différencier de leurs concurrents sans pour autant concéder quoi que ce soit sur les prix. Il s'agit souvent d'ailleurs davantage d'un service que d'une couverture de risque. En assurance automobile, par exemple, les compagnies ont inventé l'assistance "zéro kilomètre" ou encore "la voiture de remplacement"... Si ces promesses sont bien attirantes, elles restent souvent peu accessibles tant les conditions pour en profiter sont souvent draconiennes.
Bien entendu, toutes ces garanties ne sont pas inutiles. Mais nous ne sommes plus à l'ère des budgets assurance raisonnables. Le renchérissement des tarifs des contrats force à s'interroger sur l'intérêt de celles accessoires.

Pourquoi pas une franchise?


Les particuliers sont généralement réfractaires aux franchises, ces somme qui restent à la charge des assurés en cas de sinistre. C'est parfois dommage parce qu'elles permettent pourtant de réduire franchement la facture d'assurance. D'une part, parce que, en présence d'une franchise, l'assureur étant amené à intervenir moins souvent, ses coûts de gestion sont évidemment moins élevés, ce qui profite à l'assuré. Et, d'autre part, parce que l'assurance étant un produit qui coûte cher, il est préférable d'en réserver l'usage à la couverture des risques qui, s'ils survenaient, occasionneraient des sinistres que l'on serait incapable d'assumer seul ou qui risqueraient de remettre en cause l'équilibre financier du foyer.
Pour les incidents mineurs, plutôt que de souscrire un contrat avec de faibles franchises, il faut envisager de "s'auto-assurer" pour une partie des risques, c'est-à-dire de prévoir des franchises dont les montants peuvent évidemment être adaptés aux moyens de chacun. En effet, entre le niveau des taxes sur les contrats d'assurance (18% pour les autres garanties auto), les frais de gestion des compagnies et leur marge, se couvrir contre des incidents bénins risque de revenir plus cher en assurance que de payer soi-même les dégâts. Quitte, d'ailleurs, à se constituer une épargne de précaution pour faire face à d'éventuels besoins.

Faire jouer la concurrence?


La loi Châtel permet de faire jouer la concurrence en résiliant facilement son contrat avant la date anniversaire. Mais attention, le délai de réaction n'est pas infini : il est limité à 20 jours après réception de l'avis d'échéance. Mieux vaut donc, avant de renoncer à son contrat, avoir vérifié qu'il y a moins cher ailleurs.
Pour apprécier les opportunités de marché, le plus simple est de se rendre sur les différents comparateurs Internet (Assurland, Hyperassur, Kelassur...) qui permettent de se faire une idée en quelques minutes.
Les assureurs, de leur côté, tablent sur l'inertie des clients. Les ristournes et promotions à destination des nouveaux assurés sont donc légion, le tarif proposé par la suite étant beaucoup moins alléchant. Mais rien n'empêche l'assuré de refaire le tour du marché l'année suivante.
Et si selon les derniers sondages les Français s'avouent plutôt résignés face à la hausse des assurances auto, il existe pourtant la loi Chatel. Entrée en vigueur en 2005, elle permet aux clients de résilier leur contrat dans les 20 jours suivant la réception de l'avis d'échéance. Et donc, le plus souvent, au moment où ils reçoivent les documents précisant les nouvelles conditions tarifaires de leurs garanties.
Une faculté qui permet évidemment de peser sur son assureur ou, au pire, d'en changer, à condition bien sûr de trouver mieux et moins cher ailleurs. N'hésitez pas à en profiter!