Bonus-malus auto 2013 : frein pour l’automobile française

Publié par le 9 janvier 2013

Le nouveau barème du bonus-malus écologique pourrait freiner l'achat de véhicules français neufs selon les concessionnaires. Après une année 2012 difficile, l'année 2013 s'annonce tout autant compliquée.

Bonus-malus auto 2013 : frein pour l’automobile française

Un nouveau bonus/malus écologique pénalisant en 2013

2012 n'a pas été florissante pour le marché des véhicules neufs en France, et le nouveau barème mis en place par le gouvernement depuis le premier janvier 2013 ne devrait pas arranger les choses. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif voulait soutenir la filière automobile française grâce à ce dispositif, et c'est l'effet inverse qui devrait se produire. La mesure qui a pour objectif de favoriser l'achat de voitures neuves peu polluantes au détriment des modèles plus polluants propulse malgré elle dans le collimateur certaines voitures françaises. Parmi elles, le Grand Scénic de Renault, la break C5 de Citroën et la 5008 de Peugeot : au 1er janvier 2013, leur surcout est passé de 750 à 1 500 euros ! Difficile de trouver preneur quand le malus appliqué s'élève au-delà des 1 000 euros.

Laurent Meillaud, consultant automobile explique que ce malus 2013 concernera à peu près 1 français sur 5 pour les voitures produites en France. Il s'attend à un effet négatif du nouveau barème  sur l'achat de ces véhicules et affirme également que les voitures gagnantes seront certes françaises, mais seront produites à l'étranger et non sur le territoire français.
Aussi, les français devraient se rabattre sur des modèles d'occasion plus polluants et non soumis au bonus/malus, pénalisant une fois de plus les constructeurs automobiles.

L'Etat sera aussi déficitaire

Avec des bonus à payer pouvant aller jusqu'à 7 000 euros pour chaque voiture électrique, et une baisse des ventes sur les modèles à fort malus, l'Etat se retrouvera également déficitaire à cause de ce dispositif. Arnaud Montebourg refuse pour autant de voir la réalité en face et croit en son projet. Son objectif premier rappelons-le est de limiter le nombre de véhicules polluants en circulation.