Permis de conduire : du nouveau pour les jeunes conducteurs

Publié par le 1 juillet 2015

En France, plus de 1,5 millions de personnes tentent de décrocher le permis de conduire tous les ans. Un examen qu'il est possible de passer dans une auto-école à partir de 16 ans. Cependant, les accidents de la route sont la première cause de mortalité chez les 18-25 ans, et dans 25% des cas, l'alcool est en cause. Un véritable fléau pour le Gouvernement qui s'est engagé à réformer le passage du permis de conduire. Voilà ce qu'il faut retenir. 

Permis de conduire : du nouveau pour les jeunes conducteurs

Un cadre déjà strict pour les nouveaux permis

En France, l'inscription et le passage à l'examen du permis de conduire peuvent être gratuits si vous vous présentez en tant que candidat libre. En effet, l'apprentissage de la conduite nécessite des frais qui peuvent varier selon l'auto-école mais également de votre situation géographique (en moyenne 1600€ le papier rose). Son coût peut d'ailleurs évoluer selon le nombre d'heures de formation nécessaire (en moyenne 35 heures de conduite).

Après l'obtention du papier rose, le conducteur possède un permis probatoire de 6 points pendant 3 ans. Il récupère chaque année 2 points afin d'acquérir la totalité des points, soit 12.

A chaque infraction ou délit routier, le conducteur perd des points. Cela varie selon la gravité de l'acte :

  • conduite en état d'ébriété : - 6 points
  • conduite sous stupéfiants : - 6 points
  • excès de vitesse : -3 points (> 40 km/h) ; -6 points (< 50 km/h)

Pourtant les conducteurs novices sont 24% à être impliqués dans un accident mortel en France. De ce fait, c'est tolérance zéro depuis le 1er juillet 2015 quand il s'agit d'alcool au volant. En effet, le taux d'alcool autorisé est passé à 0,2g/litre de sang pour les jeunes conducteurs (moins de 2 ans de permis). Une mesure déjà appliquée dans certains pays européens (Luxembourg, Irlande, Grèce, Portugal)

Pour en savoir plus sur les mesures limitant l'alcool au volant pour les jeunes : voir l'article

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Les nouveautés du permis à venir

Pour lutter contre l'insécurité routière mais aussi faciliter l'insertion professionnelle et sociale des jeunes, le Gouvernement s'est engagé à reformer le permis de conduire. En effet, la réforme promet de réduire les délais de passage du permis pour le ramener de 90 à 45 jours d'ici 2 ans. En raison d'un manque de personnel, des fonctionnaires publics (pompiers, policiers, gendarmes ou postiers) pourraient devenir inspecteurs du permis de conduire, sous réserve d'avoir été formés au préalable.

De plus, le prix du permis sera diminué. Les auto-écoles ne pourront plus facturer de frais de présentation à l'examen, à l'exception des frais d'accompagnement, qui seront limités, alors, au tarif d'une heure de conduite, heure de conduite qui s'élève généralement à 35 €.

La conduite accompagnée sera favorisée puisqu'il est désormais possible de s'inscrire à partir de 15 ans. On rappelle que les jeunes conducteurs ayant pratiqué ce type de conduite ont plus de chances d'obtenir le permis du premier coup (70%). La conduite supervisée sera également élargie alors qu'elle concerne les candidats qui ont échoué à l'épreuve de conduite. Désormais chaque candidat pourra se perfectionner avec un proche avant de passer son examen pratique.

Un permis qu'il faudra peut-être confirmer après 3 ans

Le Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) a aussi présenté des mesures qui visent à mieux suivre les candidats avant et après l'obtention de leur permis. En effet, ils pourraient devoir suivre des ateliers collectifs afin d'aborder les comportements dangereux (alcool, drogue, vitesse) et se former aux gestes de premiers secours.

Des séances de conduite avant l'obtention définitive du permis (passage de 6 à 12 points) pour évaluer et corriger les défauts du jeune conducteur ont été proposées.