Privatisation des radars embarqués : un renforcement de la sécurité routière ?

Publié par le 20 février 2017

Vendredi 24 février, le gouvernement doit présenter son projet de dispositif concernant les radars embarqués. D'ici le mois de septembre, des sociétés privées sélectionnées selon des appels d'offres auront la charge de faire des contrôles en utilisant des radars embarqués. Un projet qui suscite une vive polémique auprès de l'association 40 millions d'automobilistes.

Privatisation des radars embarqués : un renforcement de la sécurité routière ?

Pour renforcer la sécurité routière, l'État a pris la décision de privatiser des radars mobiles embarqués. Mais les devants ont déjà été pris, avec une expérimentation en cours en Normandie (sans sanctions effectives). Pour les responsables de la sécurité routière, l'objectif est de rentabiliser l'utilisation de ces véhicules au maximum.
Mais la situation ne convient pas à l'association 40 millions d'automobilistes, qui s'appuie sur un sondage récent effectué par Harris Interactive. Les résultats montrent que 78 % des Français sont actuellement opposés à la privatisation des radars mobiles embarqués, et 80 % d'entre eux sont convaincus que la régulation de la vitesse sur les routes doit rester aux mains du service public.

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Concrètement, le ministère de l'Intérieur est sur le point de mandater des sociétés privées qui seront sélectionnées au terme d'une procédure d'appel d'offres. Leur cahier des charge consistera à faire circuler des véhicules huit heures par jour avec un radar mobile embarqué. Selon le président de l'association 40 millions d'automobilistes Daniel Quéro, il s'agit là plus d'une opération financière que préventive (en 2016, les personnes ayant perdu la vie sur les routes ont augmenté de 0,2 %).
Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, rappelle cependant que les dépenses listées dans le projet de loi de finance 2017 sont bien supérieures au montant d'amendes potentiel (3,3 Mds€ contre 920 M€ d'amendes facturées en 2016).