Sécurité routière : 26 mesures choc contre les mauvais chiffres de 2014

Publié par le 27 janvier 2015

L'année 2014 a été marquée par une hausse du nombre de morts sur les routes en France. Une augmentation de 3,7% (120 personnes de plus par rapport à 2013, soit 3 388 personnes) qui contraint le gouvernement à prendre de nouvelles dispositions. Présenté hier devant le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) par Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur, ce plan d'action contre l'insécurité routière compte près d'une trentaine de mesures. 

Sécurité routière : 26 mesures choc contre les mauvais chiffres de 2014
Les chiffres de la sécurité routière en 2014 ne sont pas à la hauteur des objectifs fixés par le gouvernement. En effet, sur les routes de France, on recense une hausse de 3,7 % des personnes tuées et 2,5 % de blessées par rapport à l'année 2013. Considérés comme des usagers vulnérables, les piétons et les cyclistes (+8%) ne sont pas épargnés, tout comme les cyclomotoristes (+6%) et les automobilistes (+3%). Les accidents corporels ont augmenté de 1,7% et leur gravité est plus importante puisque le nombre de personnes hospitalisées est en progression (741 en plus, soit une augmentation de 2,9%).
Des chiffres qui nécessitent une prise de conscience de la part des nombreux usagers de la route. D'ici 2020, le gouvernement français ambitionne d'atteindre moins de 2 000 morts sur nos routes. Pour cela, un nouveau dispositif et de nouvelles règles seront mis en place dans la lutte contre l'insécurité routière. 

26 mesures pour sensibiliser, protéger, lutter et sécuriser.
Le Ministre de l'Intérieur a présenté 26 mesures qui répondent à des causes d'accident déjà identifiées. Déclinées autour de 4 axes (Sensibiliser, prévenir, former / Protéger les plus vulnérables / Lutter contre les infractions graves / Sécuriser les infrastructures), elles auront pour but de prévenir ou résoudre l'ensemble des comportements à risques : 

- Moderniser l'enseignement à la conduite : conduite accompagnée dès 15 ans avec possibilité de passer l'examen de conduite à 17 ans et demi.
- Sensibiliser à la sécurité routière en classe de seconde, ainsi que lors des journées de défense et de citoyenneté (à partir de 18 ans) dès la rentrée 2015.
- Sensibiliser aux risques liés aux pratiques addictives et à l'utilisation du téléphone portable au volant.
- Création d'un site internet du Conseil national de la sécurité routière (CNSR).
- Mise en place sur le site de la Sécurité routière (DSCR) d'une rubrique « à l'épreuve des faits » (information face aux idées reçues et fausses affirmations sur la sécurité routière).
- Abaissement du taux légal d'alcoolémie de 0,5 g/l à 0,2 g/l pour les conducteurs novices
- Renforcement des contrôles des exploitants de débits de boissons (obligation de mise à disposition d'éthylotest).
- Formation de tous les médecins agréés au dépistage précoce des problèmes d'alcool et de stupéfiants.


- Interdire le stationnement des véhicules (à l'exception des deux-roues) 5 mètres avant les passages piétons.
- Permettre aux maires d'abaisser la vitesse sur de grandes parties, voire sur la totalité de l'agglomération.
- Renforcer les sanctions pour les conducteurs qui stationnent sur les passages piétons, sur les trottoirs ou sur les pistes cyclables.
- Relancer le déploiement de radars feux rouges.
- Uniformiser la taille et le format des plaques d'immatriculation des deux-roues motorisés.
- Rendre obligatoire pour les usagers de deux-roues motorisés le port du gilet de sécurité en cas d'arrêt d'urgence.
- Généraliser à terme l'utilisation de supports de panneaux de signalisation « fusibles ».


- Poursuivre la modernisation du parc des 4 200 radars.
- Lutter contre les contournements de la loi en matière de contrôle automatisé.
- Exiger, lors de la demande de certification d'immatriculation d'un véhicule, la désignation d'une personne titulaire du permis de conduire correspondant au type de véhicule à immatriculer.
- Agir contre le défaut d'assurance.
- Observer, sur certains tronçons de route à double sens identifiés, l'impact d'une diminution de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h.
- Expérimenter dans 11 départements la technique du double prélèvement salivaire en matière de dépistage des stupéfiants.
- Interdire de porter tout système de type écouteurs, oreillette, casque.
- Préciser la réglementation des vitres teintées à l'avant des véhicules.
- Réduire les risques de contresens sur autoroute par l'installation de panneaux « sens interdit » sur fond rétro-réfléchissant sur les bretelles d'accès.
- Soutenir les démarches européennes sur l'installation d'enregistreurs de données dans les véhicules
- Fournir aux collectivités locales des outils pour les soutenir dans leurs démarches d'amélioration de la sécurité routière