Pour ou contre la dépénalisation des délits routiers ?

Publié par le 27 février 2013

Suite à la mort de deux policiers lors d'une course poursuite sur le périphérique parisien le jeudi 21 février, le ministre de l'intérieur Manuel Valls revient sur les sanctions à infliger aux automobilistes dangereux.

Pour ou contre la dépénalisation des délits routiers ?
En plein débat sur la surpopulation carcérale en France, certains experts avaient proposé comme solution de dépénaliser certains délits routiers. L'argument principal repose sur le taux de récidive qui augmenterait après une incarcération. Pour autant, Manuel Valls estime que les sanctions pour les chauffards doivent intervenir rapidement pour être exemplaires. Suite à l'accident de voiture de jeudi 21 janvier sur le périphérique parisien causé par un multirécidiviste des délits routiers et causant la mort de deux policiers, le ministre a réaffirmé sa volonté de faire preuve d'autorité envers les conducteurs dangereux : "Un débat s'ouvre sur la surpopulation carcérale, mais il ne peut y avoir aucune faiblesse, et c'est toute la société française qui doit retrouver le sens de l'autorité. C'est une valeur profondément républicaine" explique-t-il.

Il s'oppose ainsi à cette proposition de dépénalisation des délits routiers, et compte bien rester ferme sur les sanctions. Cette décision s'inscrit naturellement dans sa volonté de renforcer la sécurité routière, en parallèle aux différentes mesures de lutte contre l'alcool et la vitesse au volant qu'il mettra en place à l'aide du Conseil National de Sécurité Routière dans les prochaines années.