Sécurité routière : l'Etat tape du poing

Publié par le 4 janvier 2012

Avec des chiffres en baisse, la délinquance routière tend à se limiter à de simples infractions. L'Etat a néanmoins décidé de s'attaquer à ces infractions « mineures » en durcissant les sanctions.

Sécurité routière : l'Etat tape du poing

Circulation sur la bande d'arrêt d'urgence, communication téléphonique en conduisant, ces actes qui peuvent paraître anodins peuvent pourtant avoir de lourdes conséquences. De plus, les derniers chiffres en matière de non-assurance auto ont montré une désensibilisation vis-à-vis de ces infractions mineures. Face à ces comportements à risques, l'Etat a décidé d'agir en durcissant les sanctions. Avec un décret paru aujourd'hui au journal officiel, le gouvernement a pris plusieurs mesures pour renforcer la sécurité routière. En complétant ces mesures par la délivrance de pouvoirs plus grands aux juridictions administratives, le gouvernement montre clairement son objectif de lutter efficacement contre les accidents de la route.

Les nouvelles mesures

Les personnes téléphonant au volant écoperont dorénavant de 135 euros d'amende et d'un retrait de 3 points sur le permis contre 35€ et 2 points auparavant (à noter que l'utilisation d'un kit mains libres est toujours autorisé). La détention d'un avertisseur de radar peut vous coûter très cher puisque vous risquez une amende de 1.500€ et le retrait de 6 points sur le permis. Il existe très peu de délits entrainant un retrait de points aussi important. Il va de soi que l'appareil sera saisi. Il ne faut pas oublier toutefois qu'avec une simple mise à jour, ces avertisseurs peuvent devenir des assistants d'aide à la conduite, ceux-ci étant autorisés. Enfin circuler sur une bande d'arrêt d'urgence sera passible de 135€ d'amende et du retrait de 3 points sur le permis.