Vidéo-verbalisation, dénonciation en entreprise…vers plus de répression routière ?

Publié par le 11 mai 2015

Les mauvais chiffres de la sécurité routière en 2014 (+3,7% de morts) ont mis en avant le mauvais comportement des automobilistes. Une lutte constante pour les instances gouvernementales qui n'hésite pas à multiplier les mesures pour repérer et verbaliser les conducteurs dangereux. Après les radars et les limitations de vitesse, de nouveaux dispositifs vont voir le jour à partir en 2015. 

Vidéo-verbalisation, dénonciation en entreprise…vers plus de répression routière ?
Après une série de tests sur 14 de ses axes routiers, Paris étend son système de vidéo-verbalisation afin de constater les infractions au code de la route. Depuis deux ans, ce sont près de 60 000 P.V qui ont déjà été dressés. 
 
Après les Grands boulevards (36% des infractions), les Champs Elysées et la rue de Rivoli, ce sont 34 nouveaux axes qui s'ajoutent au plan de vidéo-verbalisation dans la capitale. Ces caméras ont pour but de sanctionner les infractions qui peuvent gêner la fluidité du trafic (stationnements dangereux, arrêts en pleine voie, circulation dans les voies réservées et franchissements de feux rouges). En effet, 60% des P.V concernent des infractions à l'utilisation des couloirs de bus.
Les associations de défense des automobilistes dénoncent l'effet « Big Brother » et le besoin de l'Etat de mettre des caméras de surveillance partout. 

LES 14 AXES DÉJÀ COUVERTS : avenue des Champs-Élysées (8e), avenue de l'Opéra (2e-3e), rue de Rivoli (4e), place Saint-Augustin (8e), boulevard Saint-Germain (6e et 7e), boulevards Saint-Martin, Saint-Denis, Bonne-Nouvelle, Poissonnière et Montmartre (9e et 10e), avenue du Général-Leclerc (14e), rue de Vaugirard (15e), boulevard Barbès (18e), avenue de Clichy (17e), boulevard de Sébastopol (3e, 4e), avenue Jean-Jaurès (19e), rue Max-Dormoy (18e), quai Anatole-France (7e).

PARMI LES 34 NOUVEAUX AXES :  l'avenue Denfert-Rochereau (14e), place Denfert-Rochereau (14e), avenue Winston-Churchill (8e), des Grands Boulevards à Stalingrad, boulevard de la Madeleine (1er et 9e), boulevard des Capucines et Boulevard des Italiens (2e et 9e), place de la République (3e, 10e et 11e), boulevard Haussmann (8e et 9e), boulevard des Invalides (7e) , place d'Italie (13e), boulevard de Grenelle (15e), porte de Saint-Cloud (16e).

PLUS DE SANCTIONS POUR LES VÉHICULES D'ENTREPRISE

Outre le souhait d'abaisser la vitesse sur route (de 90 à 80 km/h), le Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) pointe du doigt les voitures d'entreprise et ses conducteurs qui ne sont pas sanctionnés. En effet, les accidents au volant sont la première cause de mortalité au travail en France (19 665 accidents routiers en 2012).
En cas d'infraction à bord d'une voiture de fonction, le salarié s'acquitter généralement du montant de l'amende. Pourtant, la société se garde bien de fournir son identité afin qu'aucun point ne lui soit retiré.
Le CNSR souhaite mettre fin à cette inégalité qui peut entrainer des dérives et des comportements dangereux. A l'avenir, les entreprises pourraient devoir tenir un registre indiquant l'identité du salarié qui utilise un de ses véhicules et le mettre à disposition de forces de l'ordre en cas d'infraction. On souligne qu'entre 10 et 15% des flashs de radars concernent des voitures d'entreprise, soit autant de conducteurs non sanctionnés.