Voiture autonome : le match Google/constructeurs auto du CES Las Vegas

Publié par le 14 janvier 2015

Lors du récent CES (Consumer Electronic Show) 2015 de Las Vegas, le monde de l'automobile a levé le voile sur ses nouveaux défis. En effet, après Google, la voiture autonome occupe l'esprit et les neurones de nombreux constructeurs. Améliorer la sécurité routière, gagner en mobilité, voilà les arguments qui sont mis en valeur. 

Voiture autonome : le match Google/constructeurs auto du CES Las Vegas
Depuis un moment, Google travaille sur son concept de voiture autonome. Avec un chiffre d'affaire annuel estimé à 60 milliards de dollars, le géant américain possède une liberté d'action et d'investissement que les principaux grands constructeurs automobiles ne peuvent pas s'offrir.

Une voiture autonome qui a réalisé des tests sans encombre et sur une distance de 400 000 km (sur nationale). Une voiture qui devra surtout s'adapter à des conditions complexes, notamment en milieu urbain. Afin de parer aux problèmes techniques qui peuvent survenir, elle sera équipée de commandes manuelles de secours, placées sous le contrôle d'un conducteur. Avant d'obtenir une voiture sûre, Google se doit d'apprendre auprès des constructeurs automobiles. C'est-à-dire, ses futurs concurrents. 

Des constructeurs actifs
Après Google, plusieurs grandes marques de voitures sont tentées par l'aventure de la voiture autonome. En effet, lors du CES de Las Vegas, Toyota a présenté son prototype, développé sur la base de la nouvelle Lexus LS Hybrid 2013. De son coté, Mercedes a dévoilé la F 015 Luxury in Motion, une limousine électrique de luxe équipé de plusieurs écrans tactiles et d'un suivi des gestes et du regard. L'allemand Audi a fait parcourir 900 kilomètres à une Audi A7 Piloted Driving, entre les villes de San Francisco et Las Vegas, via des routes nationales et des voies rapides. Le futur modèle A8, prévu en 2016, pourrait intégrer la conduite autonome, à priori jusqu'à une vitesse de 120 km/h. Nissan a annoncé son nouveau partenariat avec la NASA et pourrait commercialiser des voitures autonomes à partir de 2020, comme Ford mais en 2025.

Les constructeurs français se lancent également dans le développement de voitures autonomes. Renault a présenté son projet PAMU (Plateforme Avancée de Mobilité Urbaine) et l'équipementier Valeo a fait rouler une Golf en plein Las Vegas. Un modèle qui freine, tourne et accélère à votre place.

Un progrès suspendu à la législation
Avant de pointer le bout de son capot sur nos routes, les voitures autonomes doivent respecter un bon nombre de règlementations. Selon certaines législations, il est impossible de rouler à bord de ce type de véhicule.
 En Europe, après l'Allemagne, la France et la Grande Bretagne vont débuter leurs tests cette année. Aux Etats-Unis, seuls 4 états (Californie, Michigan, Floride, et le Nevada) ont délivrés des permis pour voiture autonome.
Autre limite affichée, le coût de ces véhicules puisque le scanner laser utilisé par Google dans ses voitures coûte plus de 70.000 dollars et que chaque prototype doit être assuré à hauteur de 5 millions de dollars, pour dédommager d'éventuelles victimes.

Pourtant, d'après le sondage HyperAssur, 51% des Français pensent que la voiture autonome représente l'avenir de l'automobile et 64 % des automobilistes estiment que la voiture connectée est un progrès plutôt qu'un danger. Alors, prêt à entrer dans une nouvelle ère ?