Progrès en chirurgie vétérinaire : Les prothèses pour chien

Publié par le 3 avril 2017

Victimes d'un accident ou séquelles d'une maladie, les personnes équipées d'une prothèse d'un membre retrouvent ainsi une certaine « normalité ». Les progrès en matière de chirurgie vétérinaire et l'adaptation des matériaux de haute technologie permettent aujourd'hui d'appareiller les chiens.

Progrès en chirurgie vétérinaire : Les prothèses pour chien

Les animaux de compagnie, en particulier les chiens, offrent de réels moments de joie à leur propriétaire qu'il s'agisse d'adultes de tous âges ou d'enfants. Un chien peut être aussi victime d'un accident de la route ou autre, nécessitant l'amputation d'une patte.
Le siège de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (ENVA) héberge également un centre de rééducation des animaux baptisé Alforme. C'est dans le cadre de cet environnement dédié que le directeur du centre, Artem Rogalev, précise les différentes étapes de la pose d'une prothèse. Celle-ci ne concerne que les chiens, les chats se montrant trop intolérants.

Cliquez ici pour comparer les assurances pour animaux

Réalisées en plastique thermoformable par des orthoprothésistes, les prothèses sont fabriquées sur-mesure. Chaque appareil est conçu d'après un moulage. Le spécialiste affine ensuite les formes pour leur donner un relief proche de la patte originelle. Pour que la prothèse puisse être posée et maintenue, il est indispensable que le moignon soit suffisamment long. Si l'amputation a été faite sans laisser de moignon, la pose est impossible.
L'animal doit de plus avoir été amputé de manière récente. Lorsqu'elle est trop ancienne, le chien est habitué à se déplacer sur trois pattes, ce qui réduit les chances que la prothèse remplisse son rôle.

Un autre frein au développement des prothèses pour chien est leur coût. Un appareillage coûte en moyenne 1 500 € (entre 10 000 et 100 000 € pour un être humain) et parfois bien plus dans les cas complexes. Une autre limite est le petit nombre de centres vétérinaires qui pratiquent ces techniques, alors que la pose d'une prothèse sur un chien est bien plus développée dans les pays anglo-saxons, aux USA et au Canada.