Assurance chômage : tout comprendre pour ne pas se retrouver sur la touche

Publié par le 18 novembre 2014

Alors que politiques et médias s'interrogent sur une possible révision de l'indemnisation du chômage par le régime des ASSEDIC (qui verse ce qui s'appelle désormais l'A.R.E. L'allocation de retour à l'emploi), il est bon de faire le point sur les possibilités offertes aux salariés pour pallier à la perte de leur emploi en souscrivant une assurance privée complémentaire, la fameuse assurance chômage ou perte d'emploi. 

Assurance chômage : tout comprendre pour ne pas se retrouver sur la touche
Signe de la morosité et de l'incertitude régnantes, la souscription de garanties « Perte d'emploi » dans le cadre d'un prêt immobilier explose.
A qui s'adresse l'Assurance « Perte d'emploi » ? Comment fonctionne cette garantie ? Quel en est le coût ? Autant de questions auxquelles il importe de répondre.
• Ces garanties ont pour but de permettre aux salariés de maintenir leur niveau de vie en cas de chômage
• Elles peuvent être souscrites par tous les salariés du privé âgés de 23 à 53 ans.

• Le salarié touchera en général un montant maximum de 600 €/mois pour les non cadres (porté à 1000 € maxi par mois pour les cadres).
• L'indemnité sera limitée en général à 60% de l'ancien salaire (car le montant total perçu par l'assuré chômeur - indemnité ASSEDIC + indemnité assurance - ne doit pas être supérieure à son ancien salaire).
• La durée d'indemnisation dépend de l'ancienneté du contrat. Elle y est proportionnelle - exemples : pour 12 mois de cotisation : 6 mois d'indemnisation.
• Pour 24 mois : 1 an ; et pour 36 mois de cotisation : 18 mois d'indemnisation). La durée maximale d'indemnisation ne peut excéder 24 mois puisqu'elle est calquée sur la durée légale de l'indemnisation du chômage par les ASSEDIC.
• En général plus aucune indemnité ne sera versée après 55 ans.

• L'indemnisation n'interviendra que si le salarié était titulaire d'un C.D.I. au moment de sa perte d'emploi. Celle-ci doit obligatoirement résulter d'un licenciement (pas de garantie en cas de préretraite ou de démission).
• Tous les contrats sont assortis d'un délai de carence d'une durée variable (en général 12 mois) à dater de la souscription. Nombreux comportent également une franchise qui s'applique à partir de la date de la perte d'emploi. Ces deux points importants variant d'un assureur à l'autre, il est bien d'en faire préciser la durée).
• Exemples de primes mensuelles en métropole
1. Salarié non cadre : environ 7 € TTC/mois par tranche de 100 €.
2. Salarié cadre : environ 16 €/mois pour 300 € ; 38 € pour 800 € d'indemnité.

• Pendant les périodes d'indemnisation, l'assuré est exonéré du paiement des primes.
• Bien entendu, les indemnités perçues ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu.

A noter que des contrats spécifiques sont proposés aux chefs d'entreprise et aux professionnels indépendants en cas de cessation de leur activité pour des raisons indépendantes de leur volonté (liquidation judiciaire, etc.)