Critères à prendre en compte lors du choix de son assurance habitation multirisque

Publié par le 6 juillet 2015

Les propriétaires ou les locataires peuvent avoir besoin de souscrire à une assurance habitation multirisque. Les assureurs sont nombreux à proposer ce type d'offre. Afin de bien choisir le plus adapté à sa situation, il faut prendre en compte 5 grands critères :

  1. Le montant des biens à assurer
  2. Le montant de la franchise
  3. Le mode d'indemnisation
  4. Les risques couverts
  5. Le statut de l'assuré.

Voici donc un article présentant ces 5 critères pour s'y retrouver parmi les différentes offres sur le marché.

multirisque habitation

Critère 1 : montant des biens à assurer

L'assurance Habitation-multirisque couvre non seulement le logement assuré, mais aussi l'ensemble des biens qu'il contient : matériel électroménager, mobilier, vaisselles, etc. Les éléments pris en compte sont donc nombreux.

Pour déterminer le prix qu'un assuré va devoir payer, il doit d'abord faire estimer le tout. Le mieux à faire pour estimer la valeur des objets à assurer est simplement de faire la somme des factures (si vous les avez conservées) qui leur correspondent.

L'assureur utilise ensuite un coefficient de vétusté pour déterminer la valeur actuelle de vos biens et en déduira le montant de l'indemnisation en cas de sinistre. L'estimation sera revue à la hausse tous les ans par ce dernier qui devra prendre en compte les dépenses réalisées pendant l'année pour équiper le logement.

En l'absence de facture, l'assureur pourra tout de même fournir un avis utile : en tenant compte de la taille du logement et de votre niveau de vie, il devrait pouvoir estimer le montant à garantir.

Une catégorie de bien particulière doit retenir votre attention : les biens de valeur. Il peut s'agir par exemple de meubles anciens ou de bijoux. La valeur de ces biens fait intervenir des critères qui sont trop spécialisés pour qu'un assureur les estime correctement. Il vaut mieux dans ce cas faire intervenir des spécialistes.

Finalement, il est nécessaire de se méfier des fourchettes de montant, puisqu'il est possible de se retrouver très vite dans une catégorie supérieure à celle qui correspond réellement à la valeur des biens. Typiquement, si votre bien est estimé à 22 000 euros, vous pouvez vous retrouver dans la catégorie 20 000 - 40 000 euros et payer le même tarif qu'un abonné dont le bien est estimé à 39 000 euros. A surveiller donc.

Il est à noter que disposer d'une assurance habitation facilite grandement la vente d'un bien immeuble, car elle se transfère à l'acheteur. Penser à cet élément lorsque vous estimez votre bien en vue d'une vente, et surtout si vous passez par un professionnel en ligne de type Paradissimmo, car il serait dommage de ne pas profiter de l'aspect attirant d'un tel argument de vente (cela n'est valable que si votre assurance a bien été négociée, bien sûr).

Critère 2 : Montant de la franchise

La franchise constitue la somme qu'un assuré doit payer lors de son indemnisation, suite à un sinistre. Chaque contrat d'assurance habitation indique clairement la façon dont se calcule la franchise. Il existe deux types de franchises : la franchise relative et la franchise absolue.

Il existe plusieurs modes de calcul de la franchise :

  • Il peut s'agir d'un montant fixe
  • Il peut être un pourcentage du montant à indemniser
  • Elle peut-être calculée en prenant en compte les deux méthodes

Franchise relative

La franchise relative, ou franchise simple, garantit une indemnisation complète : dès que son montant est dépassé, le montant complet du sinistre sera remboursé.

Franchise absolue

S'il n'est pas indiqué dans le contrat que la franchise est relative, elle est par défaut absolue. L'indemnisation a lieu lorsque le montant du sinistre dépasse celui de la franchise, en revanche, et contrairement à la franchise relative, le montant remboursé sera la différence entre celui du sinistre et celui de la franchise.

Critère 3 : Le mode d'indemnisation

Dans le cas où l'assureur vous place dans une fourchette de prix désavantageuse par rapport à la valeur de votre habitation, et que vous n'arrivez pas à obtenir de réduction de prime, vous pouvez négocier le mode d'indemnisation qui sera appliqué à votre contrat.

Vous pouvez par exemple demander l'emploi du mode « rééquipement à neuf » plutôt que le « rééquipement à valeur d'usage ». Le coefficient de vétusté ne sera donc pas appliqué lors du calcul du montant à rembourser et vous obtiendrez ainsi un remboursement plus avantageux.

Critère 4 : Les risques couverts

Les risques couverts sont habituellement les suivants :

  • L'incendie : contenu dans tous les contrats, il concerne les dégâts du feu et de la foudre sauf si ces derniers sont du fait de l'assuré
  • Dégâts des eaux : elle fait traditionnellement partie des risques couverts mais ne couvre pas les frais d'installation de nouveau matériel
  • Vol : cette garantie tient compte des mesures que vous avez mis en place pour éviter les cambriolages, il faut donc l'étudier avec attention.
  • Tempête, grêle et neige : cette couverture a été rendue obligatoire par la loi et ne sera activée que si un arrêté ministériel reconnaît l'état de catastrophe naturelle.
  • Bris de glace : cette garantie est toujours incluse dans les contrats
  • Autres : il existe en effet d'autres garanties diverses qui peuvent être comprises dans les contrats d'assurance habitation (frais d'expert, de relogement, etc.)

Il faudra s'assurer que l'intégralité des risques dont vous voulez vous prévenir sera traitée dans vote contrat.

Critère 5 : le statut de l'assuré

Trois cas de figure sont à envisager :

  • L'assuré est locataire : il est obligé de souscrire à une assurance multirisque, dont il devra présenter une preuve de validité au propriétaire tous les ans. L'absence de ce justificatif peut être un motif de résiliation de bail.
  • L'assuré est propriétaire : La loi ne prévoit pas d'obligation, mais disposer d'une assurance habitation est tout de même préférable
  • L'assuré est copropriétaire : Dans ce cas là, l'assurance habitat est souscrite par le syndic la plupart du temps, l'assuré devra tout de même assurer ses biens qui ne seront pas couverts.