La tempête Xynthia pourrait coûter un milliard d'euros aux assureurs

Publié par le 4 mars 2010 La tempête Xynthia pourrait coûter un milliard d'euros aux assureurs


Un milliard d'euros. C'est ce que pourrait coûter aux assureurs la tempête Xynthia passée dans l'ouest de la France le week-end dernier (27 et 28 février). Un chiffre provisoire qui n'a pas été démenti par la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), ni par SCOR, entreprise qui assure les assureurs.


Un plan tempête de 20 millions d'euros

Le Conseil régional des Pays de la Loire a adopté, hier mercredi, un « plan tempête » de 20 millions d'euros. Ce plan régional comprend une vingtaine de mesures concernant la solidarité à l'égard des familles et des communes sinistrées (1,8 million), la sauvegarde et la relance de l'activité économique (7,5 millions) ainsi que le financement de la reconstruction des infrastructures de protection du littoral (10,7 millions).

"L'ensemble du plan concerne prioritairement les habitants, les communes et l'activité économique des secteurs concernés par un arrêté de catastrophe naturelle. Mais il s'appliquera à l'ensemble des territoires frappés de manière importante et avérée par la tempête", souligne le conseil régional.

20 millions d'euros pour les conchyliculteurs et les pisciculteurs

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, qui s'est rendu mercredi en Vendée et en Charente-Maritime, a présenté un plan de soutien pour les conchyliculteurs et pisciculteurs d'un montant estimé de 20 millions d'euros. Une première enveloppe de cinq millions d'euros est également mobilisée pour les agriculteurs.

Les mesures pour les ostréiculteurs et pisciculteurs portent sur "la mise en œuvre du Fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA) pour compenser les pertes d'huîtres ou de poissons", "l'aide au remplacement du matériel", "une mesure qui permettra le redémarrage rapide des exploitations sinistrées en complément des indemnités versées par les assurances", et "l'allégement des charges financières", selon un communiqué du ministère de l'Agriculture. Ils bénéficieront en outre de 1,5 million d'euros pour faire face aux besoins immédiats de trésorerie (intérêts d'emprunt, cotisations sociales...).

Bruno Le Maire a également annoncé un plan de soutien pour les agriculteurs des départements touchés par la tempête, comprenant la mobilisation du Fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA) "afin de permettre l'indemnisation des pertes de fonds ainsi que des pertes de récolte non assurables". "Il permettra ainsi d'intervenir pour les dommages qui ne peuvent pas être couverts par le biais de produits d'assurance", précise le ministère.

Par ailleurs, les agriculteurs ayant subi des pertes importantes pourront bénéficier d'un allégement spécifique de leurs charges financières et d'une prise en charge de leurs cotisations sociales pour les aider à faire face aux coûts de redémarrage de leur activité de production.

Les dommages de moins de 2000 euros remboursés avant trois mois

Les compagnies d'assurances ont décidé d'indemniser, d'ici trois mois, les assurés dont les dommages sont égaux ou inférieurs à 2 000 euros et vont également verser des avances aux assurés en "grande difficulté". L'état de catastrophe naturelle ayant été décrété pour la plupart des départements touchés, les dommages causés par les inondations seront pris en charge. Par ailleurs, les assurés n'auront pas à produire une attestation de vitesse du vent, cette démarche étant effectuée par les assureurs auprès de Météo France.

Légalement, les particuliers ont cinq jours pour établir leur déclaration de sinistres pour les dommages relevant de la tempête et dix jours, à compter de la parution de l'arrêté de catastrophe naturelle, pour ceux provoqués par d'éventuelles inondations. D'ores et déjà, la plupart des assureurs ont décidé de prolonger le délai de déclaration jusqu'à fin mars, et n'écartent pas d'éventuels gestes commerciaux, dont une suppression des franchises, selon un porte-parole de la FFSA.

Si le chiffre d'un milliard était confirmé, le coût de Xynthia resterait inférieur à celui de la temp%C