Les catastrophes naturelles ont coûté moitié moins cher aux assureurs en 2009

Publié par le 17 mars 2010 Les catastrophes naturelles ont coûté moitié moins cher aux assureurs en 2009


Les catastrophes naturelles ont coûté 62 milliards de dollars en 2009, dont 22 milliards de dollars aux assureurs du monde entier révèle une étude Sigma publiée par Swiss Re. Soit moitié moins qu'en 2008, l'une des pires années de l'histoire (269 milliards, dont 44,7 à la charge des assureurs).


En 2009, 133 catastrophes naturelles ont été recensées (contre 268 en 2008). Mais aucune catastrophe naturelle majeure n'a été enregistrée. Les dommages assurés sont moins importants en raison d'une saison cyclonique calme aux Etats-Unis, note Swiss Re. Au total, 133 catastrophes naturelles et 155 catastrophes techniques se sont produites en 2009.


Six événements ont occasionné des dommages assurés de plus d'un milliard de dollars chacun.
L'événement le plus coûteux pour les assureurs aura été la tempête Klaus, qui a frappé l'Espagne et la France en janvier 2009, indemnisé pour 3,4 milliards de dollars.
Les catastrophes naturelles ont fait 15.000 morts en 2009 (240.000 en 2008), l'un des bilans  les moins meurtriers depuis 1970, indique l'étude.

Accroissement des catastrophes liées au réchauffement climatique
Historiquement, les dommages assurés dus aux catastrophes ont tendance à être à la hausse, observe l'assureur. Cela provient d'un revenu supérieur, de l'accroissement des richesses, d'une plus forte concentration de la richesse dans les régions sujettes aux sinistres et d'une augmentation tendancielle de la couverture d'assurance.
Le réchauffement climatique contribue aussi à cette tendance.
Thomas Hess, économiste en chef de Swiss Re, rappelle qu'en 2005 les dommages assurés étaient montés en flèche à 120 milliards de dollars, établissant un nouveau record. Selon lui, "ce record pourrait être battu dans un futur proche". Des catastrophes naturelles aussi faibles qu'en 2009 devraient plutôt être une exception. En 2010, avec la tempête Xynthia et les séismes au Chili et en Haïti, les dommages pourraient facilement atteindre une somme trois à cinq fois supérieure à celle de 2009.

L'étude insiste sur le fait que « jusqu'à présent, le secteur s'est concentré principalement » sur les risques directement liés aux grandes catastrophes (séismes, ouragans, tsunamis, etc), mais que la facture liée aux risques dits « secondaires » (inondations, glissements de terrain, orages de grêle…) peut peser lourd dans l'addition finale. En 2009, plus de la moitié du coût des catastrophes naturelles est ainsi attribué aux risques secondaires.