Location appartement ou chalet en montagne : Dois-je prendre une assurance ?

Publié par le 7 décembre 2016

Au même titre qu'on me propose une assurance ski pour prendre en charge mes frais de secours sur piste et de rapatriement, suis-je obligé de souscrire à une assurance spéciale pour l'appartement ou le chalet que je vais louer ? Les explications de Hyperassur. 

Location appartement ou chalet en montagne : Dois-je prendre une assurance ?

Au coude à coude avec les Etats-Unis dans la course au plus grand domaine skiable du monde, la France compte environ 300 stations dédiées aux sports d'hiver et aux loisirs en montagne.
Selon les chiffres officiels de Veille Info Tourisme, ces dernières proposent une capacité d'hébergement d'environ 7 millions de lits dont les trois quarts se situent dans des résidences secondaires. On comprend alors toute l'importance de la location entre particuliers dans le tourisme d'hiver.

Alors que les stations sont en train d'ouvrir et que les familles préparent leur séjour des fêtes de fin d'année ou des vacances de février, beaucoup se posent la question de l'assurance de cette location saisonnière.
Premièrement, il faut savoir qu'aucune loi n'impose l'assurance d'un bien immobilier destiné à la location saisonnière, ni du côté du locataire, ni du côté du propriétaire.


Quelle couverture pour le propriétaire ?

Même si un contrat multirisque habitation n'est pas obligatoire pour un propriétaire, prendre le risque d'assumer seul les dommages liés à un incendie ou un dégât des eaux par exemples, dans sa maison ou qui se propageraient à des tiers, est un risque plutôt élevé.
D'autant plus élevé que le tarif d'une assurance pour un appartement ou un chalet à la montagne est peu coûteux. La plupart des assureurs proposent de couvrir une résidence secondaire avec une extension du contrat de la résidence principale pour quelques euros de plus par mois. Cela évite de payer deux primes d'assurance.

Attention, l'assurance de cette résidence secondaire en montagne assumera les sinistres si vous décidez d'en confier les clés à des amis. En revanche, vérifiez que la location saisonnière, c'est à dire à titre onéreux, ne fasse pas partie des exclusions du contrat. Autrement, il vous faudrait souscrire à des extensions facturées quelques euros de plus par mois :

  • la garantie « pour le compte de qui il appartiendra » couvre tous les dommages causés par le locataire au bien loué mais aussi à ceux des voisins. Le locataire est également couvert pour tous les dommages qu'il pourrait subir pendant la période de location.
  • la « garantie abandon de recours » assure uniquement les sinistres pour lesquels la responsabilité du locataire est engagée
  • la garantie « recours contre le propriétaire » protège ce dernier contre les conséquences des dommages subis par le locataire en raison d'un défaut d'entretien.

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Quelle couverture pour le locataire ?

Mais si le propriétaire n'a contracté aucune assurance, à quelle hauteur ma responsabilité sera engagée si l'un de mes skis brise une vitre par accident ou si l'appareil à raclette en court-circuit crée un début d'incendie ?
Première chose, aucun propriétaire ne peut vous demander de financer une assurance pour couvrir la période de location. Il ne peut pas non plus exiger de vous une attestation de « garantie villégiature ».
Dans les faits, nombreux sont ceux qui refuseront la location sans cette attestation qu'il est très facile d'obtenir auprès de votre assureur si vous possédez un contrat multirisque habitation.

En effet, vous ne le savez peut-être pas mais la plupart des contrats habitation comportent dans leurs garanties acquises d'office une extension villégiature. Autrement dit, pendant les vacances votre assurance habitation s'étend à votre location et notamment la responsabilité civile qui protège contre tous les dégâts matériels ou corporels que vous pourriez causer au bien ou à autrui.
Attention, la garantie villégiature s'applique généralement à une location en France et pour une durée maximale de 3 mois. En conséquence, si vous souhaitez louer sur une durée plus longue, éventuellement à l'étranger ou encore un bien atypique, mieux vaut vérifier directement avec votre assureur les champs d'application de votre contrat et ses exclusions.


Et si je passe par une plate-forme de location ?

Si votre location n'est pas en direct avec le propriétaire, mais fait appel à un tiers de confiance type Airbnb, Abritel, Homelidays ou encore Gîtes de France, ces derniers proposent généralement des garanties comprises dans le montant de la location.
Comme il en va de leur réputation, ces sites de réservation protègent très bien la plupart du temps le locataire et le propriétaire contre les éventuels sinistres.
Là encore il convient de vérifier les conditions d'assurance et notamment les plafonds d'indemnisation.

Enfin, quel que soit le canal de location, il est essentiel de procéder à un état des lieux à l'entrée dans le logement puis à la sortie. Cela évite bien des litiges. Par ailleurs, la caution financière, demandée le plus souvent par le propriétaire et dont le montant est libre, permet en général de trouver une solution à l'amiable sans faire appel à l'assurance.