2 roues : rouler sous la pluie ou de nuit en toute sécurité

Publié par le 10 septembre 2015

Rouler sous la pluie ou de nuit est plus difficile qu'une conduite classique, de jour. La visibilité est réduite, la moto ou le scooter perd de l'adhérence, les autres véhicules nous voient moins, et un accident peut vite arriver. Voici donc quelques conseils pour rouler sous la pluie ou de nuit en toute sécurité.

2 roues : rouler sous la pluie ou de nuit en toute sécurité

Rouler sous la pluie en deux-roues

En cas de pluie, conduire une moto ou un scooter est plus dangereux : la route est mouillée, la distance de freinage augmente, les plaques d'égout et les bandes blanches sont glissantes, et certains éléments comme les feuilles mortes peuvent gêner la conduite. Afin de ne pas déraper, en cas de pluie, il faut donc être particulièrement vigilant.

Avoir de bons pneus : Lorsqu'il pleut, il est important d'avoir des pneus bien gonflés, dont les rainures ne sont pas usées, afin que l'eau puisse être évacuée au mieux. Etant donné que la pluie diminue l'adhérence des pneus, rouler avec des pneus en mauvais état peut entrainer une perte d'adhérence de 20% supplémentaires. Des pneus usés peuvent aussi causer un aquaplaning. Notez que des pneus à gomme tendre sont préférables rouler sous la pluie.

Acheter un équipement pour la pluie : Il est difficile de rester en état d'alerte lorsqu'on est mouillé et frigorifié. Au guidon d'un deux-roues, il est donc nécessaire de porter un équipement adapté à la pluie, afin de rester sec et au chaud. Nous vous conseillons l'achat d'une paire de gants, d'un duo blouson et pantalon étanches ou d'une combinaison intégrale. Il est également conseillé au conducteur d'appliquer un traitement antibuée sur son casque.

Adapter sa conduite à la pluie : Lorsqu'il pleut, la visibilité du motard ou du scootériste diminue et le véhicule perd de l'adhérence. Afin d'éviter l'accident, il faut donc adapter sa conduite aux intempéries. Les réflexes les plus importants sont de rouler droit et moins vite, d'avoir une conduite souple (ne pas accélérer ou freiner brutalement, tourner progressivement en déhanchant légèrement, par exemple), et d'allonger les distances de sécurité entre les véhicules. Il est également nécessaire d'essayer de rouler sur les parties sèches et peu glissantes de la chaussée. Sachez aussi que les petites averses ou les pluies fines sont les plus dangereuses.

Rouler de nuit en moto ou en scooter

Conduire de nuit peut être également dangereux pour un motard ou un scootériste car il est difficile de bien voir et d'être vu. Il est donc important d'adopter quelques réflexes pour rouler en toute sécurité.

Prendre soin de ses phares : Ne disposant que d'un seul phare avant et un seul phare arrière, le conducteur de deux-roues doit en prendre le plus grand soin afin d'être visible dans la nuit. Avant de prendre la route de nuit, il est donc important de vérifier l'état des phares et d'avoir des ampoules de rechange sur soi au cas où. D'autre part, afin d'être le plus visible possible, il est également conseillé de mettre sur son casque et son blouson des bandes réfléchissantes.

Ouvrir grand les yeux : En plus d'être vu, il faut bien voir. Avant de prendre la route de nuit, il est conseillé de bien nettoyer la visière de son casque (attention à ne pas avoir une visière teintée). Sur la route, il faut éviter autant que possible de regarder les phares des autres véhicules afin de ne pas être ébloui.

Être reposé : La concentration dans le noir est difficile et conduire de nuit peut être fatiguant. Pour prendre la route de nuit, il est conseillé d'avoir bien dormi la nuit précédente (ou d'avoir fait une sieste réparatrice), de faire des pauses pour marcher, boire et manger, et de faire une sieste en cas de fatigue au guidon du deux-roues.

Être vigilant : Quoiqu'il arrive, en conduisant de nuit, il faut être vigilant. Un conducteur de deux-roues ne doit jamais oublier que ses feux n'éclairent pas toute la route, que les obstacles sont plus difficiles à voir, et qu'il faut rouler plus doucement (pour anticiper un virage par exemple). De nuit, il faut redoubler d'attention et pouvoir anticiper n'importe quelle situation dangereuse.

Rouler sous la pluie et de nuit

Lorsque l'on roule à moto ou en scooter de nuit et sous la pluie, il faire encore plus attention : la visibilité est réduite presque à néant et il n'y a plus de contrastes. A vive allure, les gouttes ruissellent par elles-mêmes. En revanche, à faible vitesse, il peut être nécessaire de se munir d'un essuie-glace. La raclette intégrée d'origine est d'ailleurs généralement la meilleure solution.