Acheter un scooter d’occasion : les points à vérifier

Publié par le 12 août 2015

Que ce soit pour un jeune conducteur ou un conducteur confirmé, l'achat d'un scooter d'occasion permet de réduire considérablement son budget scooter. Seulement, un scooter d'occasion ayant déjà été utilisé, il faut s'assurer que le véhicule soit encore en état de rouler et que l'acheteur ne s'expose à aucun danger. Avant d'acheter un scooter d'occasion, il y a donc plusieurs points à vérifier.

Acheter un scooter d’occasion : les points à vérifier

Points principaux à vérifier avant l'achat d'un scooter d'occasion

En premier lieu, avant d'acheter votre scooter à un particulier ou de vous rendre chez un professionnel, faîtes jouer la concurrence. A modèle similaire et kilométrage équivalent, comparez les offres du marché et les sommes demandées pour l'achat des scooters en question.

Essayez également de vous fixer un budget de départ comprenant les questions de dépenses de carburant, d'assurance et d'entretien. Cela vous évitera de céder à un achat compulsif.

Une fois sur place, il y a ensuite plusieurs points à vérifier afin d'être certain que le scooter est une bonne affaire :

  • l'état global du scooter : dans un premier temps, il est bon de juger le scooter dans sa globalité. Regardez par exemple si son état correspond au nombre de kilomètres parcourus. Portez ensuite attention à l'état de la carrosserie : un nombre important de rayures, des traces de fuites, de rouille ou de peinture cloquée peuvent vous alerter sur d'éventuels défauts cachés et sur le traitement infligé par l'ancien propriétaire ;
  • le totalisateur kilométrique : afin de s'assurer que le kilométrage affiché est réel, il faut vérifier que le câble du compteur est bien branché à la roue avant du scooter ;
  • le guidon : vérifiez que celui-ci tourne sans difficulté ;
  • les pneus : vérifier qu'ils sont en bon état, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas lisses et que les sculptures sont encore visibles. Des roues non alignées peuvent aussi faire suspecter d'éventuelles chutes ;
  • les amortisseurs : vous devez vous assurer qu'ils ne sont pas arqués ;
  • les freins : s'assurer qu'ils ne sont pas trop usés ;
  • le système électrique : vérifiez tous les branchements nécessaires au bon fonctionnement du scooter comme les clignotants, le klaxon ou les feux ;
  • les fixations : assurez-vous que les vis, par exemple, sont toutes présentes et sont bien vissées sur le véhicule ;
  • le moteur : pour vérifier l'état de la batterie, regardez si la mise en route est instantanée lors d'un démarrage à froid. Contrôlez ensuite les niveaux d'huile ;
  • les clés : le vendeur doit être capable de vous donner deux jeux de clés, le principal et le jeu de secours, vendus avec le scooter neuf ;
  • la côte du scooter : il faut toujours se renseigner sur l'année et le prix de vente du scooter vendu, afin de ne pas être victime d'une arnaque.

De son côté, le vendeur a quelques démarches à accomplir avant de remettre le scooter à l'acheteur. Il doit en effet effectuer le changement de propriétaire (indispensable pour que l'acheteur fasse créer une nouvelle plaque d'immatriculation) et transmettre à l'acheteur la facture d'achat du véhicule ou le certificat de cession si le scooter avait déjà été acheté d'occasion. Il doit ensuite remettre l'acte de vente signé, le livret d'entretien et la carte grise du scooter.

Ces éléments pourront notamment permettre à l'acheteur de vérifier que les numéros de série indiqués sur la facture d'origine et le livret d'entretien du scooter sont les mêmes que ceux sur le cadre et le moteur. Si après toutes ces vérifications vous doutez de l'origine d'une pièce du scooter ou du scooter entier, demandez un certificat de non-gage (ou certificat de situation administrative). En quelques clics sur Internet, cette démarche vous renseignera sur l'origine du scooter, et vous indiquera si c'est un scooter volé ou trop ancien pour être vendu.

Le problème des vices cachés

Les vices cachés sont les défauts qui affectent le scooter et dont l'acheteur n'est pas mis au courant au moment de l'achat. Ces vices cachés, qui rendent un scooter inutilisable, sont en général impossibles à déceler à l'œil nu (sauf pour un professionnel). C'est pourquoi il est conseillé de toujours essayer un scooter avant de l'acheter, même d'occasion. En roulant avec le scooter, il est possible de détecter les défauts invisibles à l'arrêt comme un bruit anormal, un dégagement de fumée, un défaut de trajectoire ou un comportement dangereux.

Un dernier conseil : n'oubliez pas ensuite l' assurance scooter puisque celle-ci est obligatoire.