Deux roues : Le danger c’est les autres

Publié par le 24 octobre 2014

Alors que les deux-roues ne représentent que 2% du trafic, ils sont pourtant impliqués dans un décès sur quatre. Un constat sur lequel s'est basé Axa dans son dernier baromètre Prévention qui fait le point sur l'insécurité routière que vivent les utilisateurs de deux roues. Ces derniers font par de leurs craintes, pointent du doigt les autres usagers mais savent rester lucides sur leur mauvaises habitudes.

La plupart des conducteurs de 2 roues font part de leur anxiété. En effet, 2/3 d'entre eux se sentent moins en sécurité qu'il y a 10 ans. Malgré les préjugés tenaces autour de leur conduite, ce sont désormais eux qui subissent l'insécurité routière. Le comportement des piétons, le changement de file des automobilistes, le téléphone au volant, ou l'attitude des autres 2 roues sont autant de mauvaises habitudes qui se soldent bien souvent par une chute.

Des comportements à risque qui n'empêchent pas les deux roues de faire preuve de lucidité lorsqu'on évoque leurs pratiques imprudentes (zig-zag, vitesse). En effet, ils sont près de la moitié à reconnaitre leurs torts, mais pointent du doigt les négligences des automobilistes (51%). Les motards sont même 45 % à dénoncer les scootéristes comme les plus dangereux. Le plus dangereux c'est toujours l'autre !

Les pilotes de deux-roues font face également à un environnement urbain plus hostile. Les rapports de police démontrent que les conducteurs de deux-roues sont impliqués surtout dans deux types d'accidents : un piétons traverse, souvent caché par le trafic intense, le conducteur de deux roues ne le voit pas ou n'a pas le temps de freiner, et le second, un véhicule ne voit pas le conducteur de deux roues et le percute en changeant de direction.

Entre lucidité et transgression

Rouler sur deux roues n'est pas une action anodine. Circuler en moto ou scooter demande plus d'attention et de maîtrise. Son pilote devient alors fragile lorsqu'il est sous l'emprise de l'alcool et du cannabis. Malgré une nette prise de conscience (93%), ils sont peu à éviter ces comportements à risque. Vitesse, déplacements anarchiques, mépris des autres usagers ; des attitudes encore trop présentes sur nos routes. Idem pour l'utilisation du téléphone, pourtant largement critiquée par les deux roues (88%). Pourtant, 23% d'entre eux reconnaissent téléphoner en conduisant (34 % pour les automobilistes).