Sécurité routière spécial 2 roues : conseils pour une route plus sûre

Publié par le 10 septembre 2015

Statistiquement, les risques d'avoir un accident sont plus élevés en deux-roues qu'en voiture. Au guidon d'une moto ou d'un scooter, il est donc très important de respecter les règles apprises lors du passage du BSR, du permis AM ou du Code de la route. Et comme on n'est jamais trop prudent lorsqu'il s'agit de rouler en toute sécurité, voici quelques conseils pour une route plus sûre lorsqu'on conduit une moto ou un scooter.

Sécurité routière spécial 2 roues : conseils pour une route plus sûre

Connaître les règles de la sécurité routière

Au guidon d'un deux-roues, comme sur n'importe quel véhicule, il y a des règles à respecter. S'il ne tient pas compte du Code de la route, un conducteur peut mettre en danger sa propre vie, mais aussi celle des autres. Pour conduire en toute sécurité, il est donc important de connaître le Code de la route, mais aussi ces quelques règles de base :

  • Le respect des limitations de vitesse est une règle de sécurité primordiale au guidon. Il est donc important de ne pas dépasser la vitesse maximale autorisée, que ce soit en ville où la vitesse est en général limitée à 50 km/h, ou sur l'autoroute où la vitesse autorisée est de 130 km/h maximum. Attention, petite piqûre de rappel : les scooters et les motos de 50 cm3 (et globalement tous les cyclomoteurs) sont limités à 45 km/h.
  • La conduite en état d'ébriété ou sous l'emprise de stupéfiants est strictement interdite. En effet, l'alcool ou les stupéfiants agissent sur le cerveau et le système nerveux, et réduisent les capacités à conduire un deux-roues. Le champ visuel est réduit, la vision est trouble, le temps de réaction est allongé... Extrêmement dangereuse en deux-roues, la conduite sous stupéfiant et/ou sous l'emprise de l'alcool est d'ailleurs sévèrement punie par la loi d'un retrait de points, d'une immobilisation du véhicule, d'une suspension (voire retrait) du permis, d'une amende pouvant aller jusqu'à 4 500 € et parfois même d'une peine de prison.
  • La circulation inter-files est le fait de circuler entre deux files de véhicules, qu'ils soient à l'arrêt ou en mouvement. Elle est largement courante : 97,5% des conducteurs de deux-roues interrogés par le laboratoire d'études de la Mutuelle des Motards 2-roues Lab' ont avoué pratiquer la circulation inter-files). Si la situation est loin d'être claire sur la circulation inter-files, cette dernière peut être punit par un PV. Une expérimentation dans quatre grandes zones géographiques est par ailleurs prévue pour septembre 2015. Toutefois, afin de ne pas faire émerger une déclaration de guerre entre automobilistes et usagers d'un deux-roues, il est indispensable de rester dans tous les cas raisonnable, courtois, et de ne pas rouler trop vite en frôlant les voitures.

Pour une conduite plus sûre, il est par conséquent impératif de bien connaître les règles de conduite de base et de suivre scrupuleusement le Code de la route

L'équipement indispensable d'un motard ou d'un scootériste

Un conducteur de deux-roues doit également posséder un équipement adapté. En cas de chute, celui-ci peut lui sauver la vie :

  • Le casque est le seul accessoire obligatoire. Il ne doit être ni trop grand, ni trop petit, et doit être homologué. Un casque non conforme expose le conducteur à une contravention et une perte de 3 points sur le permis. En cas d'accident, un conducteur de deux-roues ne respectant pas les règles de port du casque peut voir ses indemnisations réduites.
  • Les gants ne sont pas obligatoires, mais ils sont indispensables. Ils protègent le conducteur du froid, de la pluie, d'éventuels projectiles comme des graviers, et évitent des blessures aux mains sévères en cas de chute. Une bonne paire de gants doit être spécifique à la conduite d'un deux-roues, en cuir (éviter le textile), confortable, souple, chaude et épaisse.
  • Le blouson peut lui aussi sauver une vie puisqu'il protège toute la partie supérieure du corps en cas d'accident. Il est donc important qu'il soit à la bonne taille afin de recouvrir entièrement le haut du corps du conducteur, même quand celui-ci se baisse.
  • Le pantalon, quant à lui, protège toute la partie inférieure du corps. Il doit être efficace contre le froid et les chocs, tout en étant souple et confortable. Le port d'un short, d'une jupe ou d'un pantacourt est bien évidemment totalement déconseillé.
  • Les chaussures doivent protéger les chevilles du conducteur. Idéalement montantes, elles doivent permettre au motard de bouger les pieds en toute liberté et ne doivent pas glisser.

Décrypter les risques propres aux deux-roues

Le phénomène de l'effet tunnel : Dès qu'un conducteur de deux-roues met son casque, son champs visuel diminue ; plus la vitesse augmente, plus le champ visuel se réduit. Si à 40 km/h le champ de vision du conducteur est de 100°, à 130 km/h il sera de 30°. A vitesse élevée, la vision du conducteur se limite donc au centre de la route qu'il a en face de lui.

Le phénomène de la carte de crédit : Les pneus d'un deux-roues sont beaucoup moins adhérents que les pneus d'une voiture. Pour un deux-roues, la surface de freinage des pneus équivaut à une carte de crédit, ce qui augmente le risque d'accident. Un conducteur de deux-roues doit donc être très vigilent lorsqu'il entre dans une zone d'accélération ou de freinage.

Le phénomène de la « tâche aveugle » : Particularité de l'œil, la « tâche aveugle » est une zone dont nous n'avons pas conscience mais qui est présente même chez les conducteurs avec une excellente vue. C'est cette zone qu'un conducteur utilise lorsqu'il jette simplement un coup d'œil, et qui peut lui faire manquer une information importante, ou bien l'empêcher de voir un objet ou un véhicule alors qu'il est dans son champ de vision.

La distance de freinage : C'est la distance qu'il faut à un véhicule pour s'arrêter. Cette distance dépend de la vitesse à laquelle roule le deux-roues. Par exemple, à 90 km/h, il lui faudra 85 mètres pour s'arrêter.

Le phénomène du « masque à la visibilité » : Parfois, un deux-roues peut se fondre dans le paysage, est être peu visible auprès des conducteurs de voitures. Par exemple, de nuit, les feux d'un deux-roues peuvent se confondre avec ceux d'une voiture. C'est pourquoi un conducteur de deux-roues doit toujours être à l'affut des voitures qui l'entourent.

Le phénomène du « petit = loin » : Pour le cerveau, si quelque chose est petit, c'est qu'il est loin. Les deux-roues étant plus petits que les voitures, certains automobilistes peuvent en déduire qu'un deux-roues est plus loin qu'il ne l'est en réalité.

Motos, scooters : conseils sur la route

Enfin, voici quelques conseils à suivre avant de prendre la route, pour une conduite plus sécurisée :

Apprendre à anticiper : Au volant d'un deux-roues, il est important de prendre en compte ce qu'il se passe autour, afin d'anticiper un accident ou une situation dangereuse. Il faut régulièrement regarder au loin, au large, et bien utiliser les rétroviseurs.

S'adapter aux intempéries : En cas d'intempéries (pluie, vent, brouillard), l'adhérence du deux-roues peut être réduite, le conducteur peut manquer de visibilité, le véhicule peut dévier... Les risques augmentent et il faut notamment adapter sa conduite en roulant moins vite, en augmentant les distances de sécurité, et en s'assurant d'être bien visible.

Être en forme : Afin de conduire en toute sécurité, et pouvoir anticiper n'importe quel type de danger, il est important d'être toujours en forme lorsqu'on est au guidon d'un deux-roues.