Le déroulement d'obsèques bouddhistes

Publié par le 5 juillet 2016

Le bouddhisme, qui relève presque autant de la philosophie que de la religion, est très répandu au Tibet, en Corée, au Sri Lanka, au Cambodge, en Birmanie, en Thaïlande, au Japon, au Laos et au Vietnam. Depuis quelques décennies, il s'est répandu au-delà de l'Asie. La France compte actuellement pas loin de six cent mille adeptes, immigrés asiatiques et occidentaux convertis.

Le déroulement d'obsèques bouddhistes

Il existe plusieurs écoles dans le bouddhisme, dont les traditions et l'approche des obsèques diffèrent, mais les deux plus grands courants sont le bouddhisme tibétain et l'école zen.

La religion bouddhiste considère que la mort marque l'entrée dans le Nirvana, le royaume de la paix. A son décès, l'individu voit son âme quitter son corps, avec la perspective de se réincarner quarante jours plus tard sous une autre forme : un autre être humain, un animal ou un végétal.

Le traitement du corps dans la tradition bouddhiste

Comprendre et accepter sa propre mort fait partie de la démarche du bouddhisme, et le traitement du corps ne fait pas l'objet d'un formalisme très précis. Par exemple, au Tibet, certains corps sont découpés en morceaux et jetés en pâtures aux oiseaux carnivores, sans que cet acte soit irrespectueux ou choquant.

Le corps du défunt peut aussi bien être enterré qu'incinéré, et tout ou partie de ses organes peuvent être donnés à la science.

Pratiquer une autopsie en cas de besoin ne pose aucun problème non plus. La démarche inverse, qui consiste à embaumer le corps, est également autorisée, mais est stigmatisée comme une marque de la difficulté de l'homme à faire face à la mort.

Bouddha lui-même ne souhaitait pas donner de consignes sur le traitement du corps après la mort. Pour lui-même, il demanda la crémation, ce qui en fait une option très souvent choisie par les adeptes du bouddhisme.

Le rituel des funérailles bouddhistes

La célébration des obsèques doit être conduite par un bonze bouddhiste, avec lequel la famille décide d'une date d'inhumation. La cérémonie devra se dérouler en-dehors du domicile du défunt (idéalement au temple), et en pleine journée. Le corps n'est pas veillé dans l'attente des obsèques, il ne doit être exposé qu'à la veille de la cérémonie.

Le jour de l'inhumation ou de la crémation, le bonze mène la cérémonie en présence des amis et de la famille. Le corps doit prendre la posture traditionnelle de Bouddha : tourné sur le côté droit, la main droite sur le menton, la main gauche sur la cuisse. Le bonze bénit alors le corps et récite des prières bouddhistes, qui ont pour but d'orienter l'âme du mort dans son voyage.

Le bonze accompagne la procession au cours de laquelle le cercueil est emmené au cimetière ou au crématorium. Là, il prononce de nouvelles prières et bénit, le cas échéant, la sépulture.

Il est de coutume que la famille fasse une offrande au bonze, tandis que les amis et les invités font un cadeau en nature ou en numéraire à la famille proche du défunt. Tous les participants évoquent leurs souvenirs liés à la personne disparue autour d'un repas organisé non loin du lieu de l'enterrement ou de la crémation.

En Asie, les cendres des personnes incinérées sont souvent gardées près d'un monastère, d'un temple ou d'une pagode. En France, il est désormais interdit de laisser une urne dans un lieu de culte, il faut qu'elle soit placée dans le funérarium du cimetière. Cependant, il existe une tolérance au cours de l'année qui suit la crémation. Les Tibétains peuvent donc accomplir le rituel de vénération le 49ème jour après les funérailles, conformément à leur tradition (le 100ème jour pour les Vietnamiens).

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