Combien coûte une messe d’enterrement à l’église ?

Publié par le 21 juin 2016

Les obsèques religieuses représentent un moment privilégié, où les proches peuvent se réunir pour célébrer la mémoire du disparu. Dans la religion catholique, ces funérailles sont le plus souvent l'occasion de procéder à une messe d'enterrement, organisée par un prêtre choisi à cet effet. Il s'agit généralement du curé qui accompagnait le défunt de son vivant, dans sa quête de foi et de spiritualité.

Combien coûte une messe d’enterrement à l’église ?

Comment demander une messe d'enterrement ?

L'eucharistie est célébrée chaque dimanche pour l'ensemble des croyants, mais il est possible à tout moment de faire la demande d'une messe pour une intention particulière, comme par exemple pour des obsèques. Cette messe, célébrée en mémoire du défunt, a pour but de le faire accéder à la plénitude de la lumière de Dieu, par l'action salvatrice du Christ actualisée dans cette eucharistie. Il s'agit d'un moment de communion avec Dieu, les uns avec les autres, et avec celui et ceux qui nous ont quittés.

Afin d'organiser cette messe, il faut s'adresser au secrétariat paroissial, ou directement au prêtre lui-même, et fixer rapidement une date adéquate. Il ne peut pas s'agir d'un dimanche ni d'un jour de fête, car ces journées sont déjà consacrées à la messe destinée à l'assemblée paroissiale, elles sont dites "pro populo".

Y a-t-il un coût à cette cérémonie ?

La prière et les chants religieux ne constituent pas une prestation de services, la messe n'est donc pas facturée, elle n'a pas de prix ni de tarif établi suivant un barème existant. Cependant, le prêtre doit consacrer beaucoup de temps à la préparation de la cérémonie et à sa célébration, et l'Église n'est financée que par les dons des fidèles, car elle n'est pas subventionnée par l'État (à l'inverse de l'Allemagne par exemple, où les contribuables choisissent d'affecter une partie de leurs impôts au financement de la religion de leur choix). En France, l'Église et l'État sont totalement séparés depuis 1905.

Les charges d'une paroisse sont nombreuses, et comprennent une partie du traitement du prêtre (le reste étant pris en charge par l'Église), ses déplacements, les heures de ménage du presbytère, l'entretien de l'église et du presbytère, les frais administratifs et de documentation, et les divers achats liés à la vie de la paroisse.

Une contribution sous forme de participation est donc très appréciée, à la hauteur des possibilités financières de la famille. La plupart des diocèses préconisent un montant compris entre 100 et 200 euros, sachant que les plus fortunés sont encouragés à donner davantage, pour compenser les difficultés de ceux qui ne peuvent pas contribuer aux dépenses.

Cette somme est généralement comprise dans les prestations versées à l'entreprise de pompes funèbres, qui la reverse par la suite à la paroisse. Il est également possible de la verser directement à la paroisse si on le souhaite, par chèque ou en espèces dans une enveloppe remise au prêtre ou au diacre.

Les honoraires de messe, également appelées denier du culte

Au cours de la messe, chaque communiant est libre de faire sa propre contribution, que l'on appelle l'honoraire de la célébration. Cette offrande est également facultative, le montant préconisé par la Conférence des Évêques de France étant de 17 euros sur l'ensemble du pays. Il s'agit là de l'offrande traditionnelle, le denier du culte (ou denier de l'Église) constituant une tradition dont l'origine remonte au VIIIème siècle, et qui contribue fortement à la vie matérielle du clergé.

Aucune de ces offrandes n'est une obligation, l'offrande est un geste destiné à permettre la subsistance du prêtre et des activités de la paroisse. Toutes les demandes de prières et de messes seront écoutées, sans qu'elles soient nécessairement associées à une quelconque participation financière.

Faut-il prévoir d'autres dépenses ?

Les dépenses liées aux obsèques sont nombreuses. Les services prodigués par la société de pompes funèbres, ainsi que la mise en terre du défunt et le coût de la concession dans le cimetière représentent une somme non négligeable, que l'on cherchera à anticiper par le biais d'une convention obsèques soigneusement choisie en ayant notamment recours à un comparateur d'assurances obsèques.

Il faut également prendre en compte les formalités administratives qui entourent le décès et les obsèques, ainsi que les annonces à faire pour informer le public de la nouvelle : ainsi, la parution dans un journal et l'envoi de faire-part sont à prendre en compte.

Enfin, il est préférable que les amis et les membres de la famille qui se réunissent lors de la messe et durant l'enterrement puissent se retrouver par la suite autour d'une collation pour continuer à évoquer la mémoire du défunt. Cette réception peut représenter plusieurs centaines d'euros elle aussi, suivant le nombre de personnes présentes et le type de restauration prévue.

Il est important de se souvenir finalement de la parole de Saint-Paul, dans le 2ème épître aux Corinthiens 9-7 : "Que chacun donne selon ce qu'il a décidé dans son cœur sans regret ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie".

Pour en savoir plus sur les cérémonies, nous vous invitons à consulter notre article sur les différents types de cérémonies religieuses des obsèques.