Assurance retraite : la présidente de la Cnav veut instaurer "un bouclier retraite"

Publié par le 12 avril 2010 Assurance retraite : la présidente de la Cnav veut instaurer


Danièle Karniewicz (CFE-CGC), présidente de la Caisse nationale de l'assurance vieillesse (Cnav), qui gère les pensions du secteur privé, a plaidé lundi pour un "bouclier retraite" qui garantirait un niveau minimum. "Il faut absolument qu'on trouve un consensus ensemble, pas pour dire sur quel levier on va jouer pour les retraites, mais pour dire quel niveau de retraite on veut préserver pour tous les salariés du privé", a-t-elle indiqué sur BFM radio  alors que le gouvernement entame lundi les consultations sur la réforme du système de retraites.


Mme Karniewicz, qui est également chargée des négociations au nom du syndicat de cadres CFE-CGC, estime que ce "bouclier retraite" serait une "assurance pour tous les Français du privé". "C'est la clé majeure. On ne veut pas donner la même pour tout le monde mais quel pourcentage du dernier salaire d'activité on peut fixer comme seuil de façon à pas aller en dessous", a-t-elle insisté.

Reporter l'âge légal de départ plutôt que la durée de cotisation

Interrogé sur le pourcentage de ce "bouclier retraite", la présidente de la Cnav a répondu qu'il serait "fonction des efforts" des partenaires sociaux, qu'elle a appelés à prendre leur "responsabilité". Mme Karniewicz, dont le syndicat est le seul à prôner un report de l'âge légal de la retraite, a jugé pour sa part nécessaire d'affecter des "recettes supplémentaires" au système des pensions et de mener une "réflexion sur la durée d'activité".

"Il y a un gros travail à faire sur l'emploi des seniors, nous le savons tous. Néanmoins, je crois vraiment que bouger le curseur de l'âge, cela fera bouger le comportement", a-t-elle affirmé, en déplorant que seulement le tiers des salariés du privé étaient actifs au moment de prendre leur retraite. Rappelant que les jeunes démarraient tardivement leur vie professionnelle, la présidente de la Cnav assure privilégier le curseur de l'âge, "un des meilleurs critères aujourd'hui", à celui de la durée des cotisations. "Aujourd'hui, on leur demande 41 annuités, on ne va pas faire augmenter ce curseur indéfiniment, sinon ils vont partir à la retraite après 70 ans", a-t-elle dit.

(AFP)