Baisse du Livret A : l'alternative assurance vie

Publié par le 21 septembre 2015

Le taux du livret A est tombé à 0,75 % depuis le 1er août 2015, un rendement extrêmement faible qui amène à réfléchir à une solution alternative. Désormais pour un épargnant l'un des meilleurs placements est l'assurance vie. Si vous ne le connaissez pas encore, voici comment il fonctionne et surtout les nombreux avantages qu'il recèle.

Baisse du Livret A : l'alternative assurance vie

Un placement et non une assurance

Un contrat d'assurance vie est d'abord un contrat d'épargne et non d'assurance comme son nom le suggère : l'épargnant le souscrit pour placer son argent à un rendement donné et sans limite dans le temps. Durant cette phase d'épargne, un capital est constitué et produit des intérêts, en fonction du rendement des placements sur lesquels il est réinvesti.
La plupart du temps, l'assurance vie a pour un objectif d'être un complément à la retraite, versée au choix en une fois ou sous forme de rente. A la signature du contrat, le souscripteur désigne un ou plusieurs bénéficiaires qui hériteront de cette assurance vie au décès de l'assuré.

Souvent confondue avec l'assurance décès, l'assurance vie n'est pas à fonds perdus. Autrement dit, le capital+ les intérêts sont quoi qu'il arrive versés à l'assuré ou à ses bénéficiaires. Dans une assurance décès, l'assuré ne perçois jamais l'argent, qui représente des sommes plus importantes que celles versées, ce sont uniquement ses bénéficiaires qui peuvent en hériter à condition que son décès survienne pendant la période prévue au contrat. Tout comme une assurance auto, si le risque ne survient pas, les cotisations ne sont pas restituées.

Pour en savoir plus sur les assurances prévoyance comme l'assurance décés : voir l'article

Comment bien choisir son assurance vie ?

Le choix d'un contrat d'assurance vie est définitif. Si l'argent qu'on y dépose n'y est jamais bloqué, il ne peut cependant pas être transféré sur autre contrat ou produit d'épargne quel qu'il soit. Il faut donc le choisir avec soin. Les critères de sélection à examiner sont les suivants :

  • Le choix de l'assureur : banque, compagnie d'assurance, mutuelle, courtier, association d'épargnants, tous peuvent proposer de l'assurance vie, à condition de justifier de solides garanties de prudence et de bonne gestion.
  • Le montant des versements et leur rythme : montant libres ou programmés, primes périodiques, annuelles, trimestrielles, mensuelles, certains contrats imposent leurs règles, d'autres laissent le souscripteur choisir ce qu'il préfère. Et même en changer en cas de besoin. 
  • Le taux de rentabilité : l'argent versé au contrat est réinvesti sur des placements financiers plus ou moins rentables, en fonction des risques que l'assuré souhaite faire prendre à son argent
  • Les frais : gestion du contrat, frais sur les versements, gestion des supports d'investissement, frais d'arbitrage en cas de changement de supports. A examiner en détail.


Définissez votre profil d'épargnant 

Le « profil » d'un épargnant correspond aux risques qu'il accepte de faire prendre à son épargne pour produire plus ou moins d'intérêts. Avec un principe de base : plus les risques sont grands, plus la rentabilité promise doit être importante. Les profils sont :


  • Prudent : l'épargne est investie pour moitié en euros et pour moitié en obligations. Il y a donc peu de risques et un rendement faible mais garanti, type livret A ou PEL à peine amélioré.
  • Equilibré ou « multisupports » : l'épargne est investie en partie en euros et en obligations pour conserver de la stabilité, mais aussi en « unités de compte » (parts de Sicav, FCP, SCI).
  • Dynamique : l'épargne est investie en actions et en placements monétaires et obligataires. Le risque est plus important mais si les supports d'investissements sont à la hausse, le rendement de l'épargne sera élevé.

Tout établissement proposant de l'assurance vie doit d'ailleurs fournir une notice d'informations sur tous ses placements financiers : risques, performances, services.

Enfin, si vous pensez souscrire une assurance vie en remplacement d'un Livret A peu rémunérateur, sachez qu'il vaudra mieux éviter de toucher à cette épargne dans les huit premières années. En effet pendant ce délai, la plus-value des sommes prélevées sera soumise à l'impôt.
Et en cas de décès, l'assurance vie est exonérée des droits de succession, en totalité pour les conjoints quel que soit le montant ou pour tout autre bénéficiaire dans la imite de 152 500 € et si vous souscrivez avant 70 ans. Au-delà de ces deux limites, le taux d'imposition peut grimper jusqu'à 25 %.