Les assurances en compétition

Les assurances en compétition

Publié par le 1 mars 2013

Les sites spécialisés dans la comparaison de contrats d'assurance se multiplient. Ils sont simples à utiliser mais l'offre de contrats est parfois limitée.

49 % des internautes (*) utilisent un comparateur de prix au moment de préparer un achat, par exemple un DVD ou un billet d'avion. Le réflexe est le même avant de souscrire un contrat d'assurance couvrant l'automobile, la santé et la multirisque habitation, mais aussi parfois l'assurance-emprunteur ou le décès. Assurland, HyperAssur, KelAssur, LeLynx ou encore LesFurets proposent aux internautes de confronter plusieurs offres selon leur profil, puis les orientent vers la compagnie de leur choix.
« Le client réalise en moyenne de 30 à 40 % d'économies sur sa police d'assurance en utilisant les services d'un comparateur », indique Stanislas Di Vittorio, cofondateur d'Assurland. C'est notamment le cas pour les clients fidèles à leur assureur auto ou multirisque habitation depuis plusieurs années, dont la prime a régulièrement augmenté et qui ont, aujourd'hui, tout intérêt à faire jouer la concurrence.
Avantage du comparateur, il permet d'interroger simultanément et en quelques minutes une large palette de contrats d'assurance. Le fonctionnement est simple : l'internaute remplit un questionnaire précisant les caractéristiques principales de son dossier. En quelques clics, le comparateur propose une liste de contrats et détaille les garanties proposées et le montant de la prime annuelle. L'internaute peut, s'il le souhaite, être mis en relation avec l'assureur de son choix pour souscrire le contrat.

Rémunérés par les compagnies

Les comparateurs sont d'ailleurs rémunérés par les compagnies d'assurances en fonction du nombre de prospects envoyés : l'utilisation d'un comparateur est toujours gratuite pour l'internaute.  « Cinq minutes suffisent pour remplir le dossier, à condition de se munir des informations nécessaires comme le permis de conduire, la carte grise et sa police d'assurance actuelle pour une assurance auto », explique Diane Larramendy, directrice marketing de LeLynx.fr.
Mais rien n'oblige le particulier à souscrire un contrat : il peut tout à fait utiliser un comparateur pour se faire une idée précise des prix du marché avant d'aller négocier le montant de sa prime… avec son assureur actuel. Reste à savoir quel comparateur utiliser, parmi la poignée de sites généralistes auxquels s'ajoute une multitude de petits comparateurs spécialisés sur un domaine seulement, par exemple l'assurance auto ou santé, mais dont l'offre est souvent limitée à quelques contrats.
C'est en effet l'étendue des contrats proposés qui fait la différence entre les sites. Assurland, HyperAssur et LeLynx affichent une cinquantaine de partenariats avec des assureurs, tandis que LesFurets en comptent 35. « Il faut utiliser plusieurs comparateurs car le panel de contrats proposés varie de l'un à l'autre », confirme Tanguy Thévenet, le directeur général d'HyperAssur. Inutile, en revanche, de chercher un comparateur indépendant du monde de l'assurance : ils sont tous, plus ou moins directement, détenus par des groupes d'assurances. Assurland appartient à Covéa (MAAF, MMA, GMF), HyperAssur à MetLife, KelAssur à Assu2000, LeLynx à la compagnie britannique Admiral et LesFurets au courtier anglais BGL.
Chacun déclare travailler en toute indépendance. Il faut noter qu'Assurland est le seul comparateur à proposer les contrats de son actionnaire ! Les grands réseaux d'assurances sont en effet plus réticents que les assureurs directs (Direct Assurance, Amaguiz, etc.) à voir leurs contrats distribués par les comparateurs, en concurrence directe avec leur réseau d'agents généraux. Le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) a d'ailleurs émis un avis, le 10 mai 2012, visant à améliorer la transparence et la qualité des comparateurs d'assurances sur Internet.

Agnès Lambert, Les Echos

(*) D'après un sondage Médiamétrie-NetRatings pour le compte de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (juin 2011).