Arrêter de fumer : comment être remboursé ?

Publié par le 6 janvier 2017
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Question santé / remboursement des substituts nicotiniques

Régulièrement nos utilisateurs, en tant qu'assurés et consommateurs, nous interrogent sur leur protection, leurs remboursements, leurs droits et leurs obligations. Cette semaine, nous répondons à leurs questions sur les aides pour arrêter de fumer.

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La réponse d'expert de HyperassurTitre

Alors que le paquet neutre est en vente depuis quelques jours chez les buralistes de l'Hexagone, beaucoup se disent que la meilleure des résolutions pour 2017 serait d'arrêter de « cloper ».
Une décision au combien raisonnable quand on sait que près de 70 000 décès sont liés au tabac chaque année en France selon l'Institut de Veille Sanitaire. Et s'il fallait un dernier chiffre pour s'en convaincre, les Etats-Unis viennent d'annoncer une baisse de la mortalité due au cancer de 25 % en 25 ans, en partie grâce au recul du tabagisme.


Tout le monde ne sait pas, mais il existe des aides pour arrêter le tabac et notamment pour amortir le coût d'un traitement. En effet, la volonté ne suffit pas toujours et nombreux sont ceux qui pensent devoir débourser une fortune en patchs, gommes et sprays… Mais ne dépensent-ils pas déjà une fortune dans leurs paquets de cigarettes ? Pour rappel, ces derniers dépassent les 7 € désormais.


Se faire rembourser son patch ou ses gommes

Depuis le 1er novembre 2016, la Sécurité sociale prend en charge une partie des frais de sevrage pour tous les fumeurs. Il s'agit d'un forfait de 150 € par personne et par année.
Pour en bénéficier, il faut au préalable obtenir une ordonnance par un médecin, une sage-femme, un dentiste, un infirmier ou même un kinésithérapeute.
La prescription doit se faire à part de tout autre traitement et doit porter sur des substituts nicotiniques qui figurent dans la liste publiée par l'Assurance maladie. Attention, la cigarette électronique n'est pas considérée comme un outil d'aide pour arrêter de fumer.
L'achat des substances permettant le sevrage doit se faire en pharmacie et c'est au patient de régler cet achat. Le tiers payant n'est pas prévu pour les substituts nicotiniques. Malgré tout, la carte vitale devra être utilisée pour transmettre la demande de remboursement à la CPAM du patient.
Il est à noter que ce dernier n'est pas obligé d'acheter l'ensemble du traitement en une seule fois, le forfait de 150 € étant valable sur un an.
Précisons enfin que les médecins estiment qu'il faut entre 3 et 9 mois en moyenne pour arriver à un véritable sevrage et que moins de 5 % des fumeurs ne peuvent pas arrêter sans aide extérieure.

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TitreLes conseils de Hyperassur

Attention, les prix des substituts nicotiniques sont libres, ils peuvent donc varier du simple au double d'une pharmacie à l'autre. Si en principe, les 150 € prévus par la sécurité sociale est suffisant, soyez vigilant si vous ne voulez pas que votre reste à charge soit trop important.
Pour compléter le forfait annuel d'arrêt du tabac, beaucoup de complémentaires santé incluent dans leurs garanties une aide annuelle. C'est le cas par exemples de la Mutuelle Générale, d'Eovi MCD, de la MGEN ou encore d'Harmonie Mutuelle avec des forfaits compris entre 50 € et 100 € en moyenne.
Les mutuelles peuvent aussi prévoir dans leurs contrats des forfaits annuels de prise en charge des médecines douces. Nombreux sont les anciens fumeurs à dire que la sophrologie ou l'acupuncture ont pu les aider.
Enfin, si vous devez consulter un médecin tabacologue, sa consultation pourra être prise en charge :

  • à hauteur de 70 % par la Sécurité sociale si ce praticien est votre médecin traitant (ou un autre médecin de Secteur 1 ou 2 consulté sur prescription du médecin traitant) moins 1 € de participation forfaitaire
  • les 30 % restants sont généralement pris en charge par les complémentaires santé dans le cadre des garanties « soins de ville » >