Budget santé des ménages : +50% entre 2001 et 2008

Publié par le 28 septembre 2010

En 2008, les Français ont consacré en moyenne 600 euros pour se soigner, contre 400 euros en 2001, selon une étude de l'UFC-Que Choisir. La hausse des tarifs des complémentaires santé pousserait de plus en plus de personnes à renoncer à des soins.

Budget santé des ménages : +50% entre 2001 et 2008

Le budget santé que doivent consacrer chaque année les ménages pour se soigner a augmenté de plus de 50% entre 2001 et 2008, essentiellement en raison du coût des complémentaires santé (assurances santé et mutuelles), selon une étude publiée mardi 28 septembre par l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir.

"Le désengagement de l'assurance maladie impute une part croissante du financement de la santé directement aux ménages", ce qui contraint les consommateurs "à se tourner vers une complémentaire santé pour continuer à se soigner avec un impact budgétaire indéniable", a observé l'UFC-Que Choisir. Selon l'étude, "quand une personne consacrait 407 euros à se soigner en 2001, elle devait y consacrer 618 euros sept ans plus tard, soit une progression de 52%".

Complémentaires : des offres « illisibles et incomparables »

Cette hausse serait liée "dans une large mesure" aux tarifs des complémentaires santé (assurances santé et mutuelles), secteur où l'UFC-Que Choisir déplore "l'absence de logique concurrentielle". "Alors que les prestations de remboursement ne progressaient que de 27%" entre 2001 et 2008, l'UFC-Que Choisir a évalué que les tarifs des complémentaires avaient de leur côté progressé de 44% par personne couverte. Pour l'association, la hausse des tarifs des complémentaires pousserait par ailleurs de plus en plus de personnes à renoncer à des soins pour des raisons budgétaires (+20% entre 2004 et 2008).

En outre, la difficulté de comprendre des offres "illisibles et incomparables" empêcherait les consommateurs de faire un choix éclairé, selon l'association. L'UFC-Que Choisir demande notamment la mise en place d' "un indice du taux de performance" des complémentaires santé pour aider les consommateurs à s'y retrouver. Elle souhaite également que les pouvoirs publics tiennent compte du coût des complémentaires lorsqu'ils fixent chaque année l'objectif d'évolution des dépenses de l'assurance maladie.