L’UFC-Que-Choisir décerne un bonnet d’âne aux mutuelles étudiantes

Publié par le 14 septembre 2012

Après s'en être pris aux banques indélicates, l'association UFC-Que-Choisir s'attaque aux mutuelles étudiantes. Elle dénonce une situation jugée défavorable pour les étudiants, à l'heure où la rentrée universitaire est un moment cruciale pour les mutuelles étudiantes. Opacité complète sur la différence entre l'assurance obligatoire et les activités commerciales facultatives, sur leur mission quant au remplacement de la sécurité sociale des parents… Quant à la relation avec l'assuré, là encore l'UFC-Que-Choisir décerne un bonnet d'âne à ces organismes. Entre le temps d'attente de 3 mois pour recevoir sa carte vitale et la moitié des appels pour joindre sa mutuelle qui aboutit, les exemples sont nombreux.

Des frais de gestions exorbitants

Outre des prestations de qualité médiocre, les frais de gestion sont aussi un point noir dans le fonctionnement de ces organismes. L'UFC-Que-Choisir révèle ainsi que les frais de gestion ont représenté 13,7% des prestations versées, soit trois fois plus que l'Assurance-Maladie.

Zéro-pointé donc pour les mutuelles étudiantes, qui coûtent cher aux collectivités, puisque ce sont elles qui financent ces frais. Face à ce constat, l'UFC-Que-Choisit a décidé de mettre en place des actions en mettant à disposition des fiches d'information et un comparatif du marché pour guider les étudiants, mais a aussi mis en demeure les 11 mutuelles étudiantes pour qu'elles suppriment les clauses abusives de leurs contrats sous trois semaines.

L'association demande enfin que la gestion de la sécurité sociale des étudiants soit gérée par l'Assurance Maladie, ce qui permettrait une économie de 90 millions d'euros par an, et que les démarchages des mutuelles concernant leurs activités privées sur le lieu d'étude soient prohibés ou mieux encadrés pour préserver les étudiants.