Le gouvernement améliore la prise en charge de l'IVG

Publié par le 9 mars 2010 Le gouvernement améliore la prise en charge de l'IVG

Les forfaits versés aux établissements pratiquant des interruptions volontaires de grossesse (IVG) vont être augmentés de près de 50% dès 2010, a annoncé lundi 8 mars la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dans le cadre d'un plan pour améliorer la prise en charge des grossesses non désirées. A titre d'exemple, le forfait pour l'IVG instrumentale avec anesthésie passe ainsi de 383 euros à 625 euros.

Cette mesure et une série d'autres dispositions, que la ministre détaillera par la suite, complètent les mesures déjà annoncées début février après la remise au gouvernement d'un rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas), qui pointait les carences dans la prise en charge des avortements.

Activité déficitaire pour les hôpitaux

Le rapport a notamment pointé le fait que « l'IVG demeure pour les établissements hospitaliers une activité déficitaire », conduisant certains à s'en désengager et à réduire le nombre de lieux de prise en charge pour les femmes.

Le rapport de l'Igas a également pointé les limites d'une contraception uniquement basée sur la pilule, qui ne serait pas adaptée à toutes les femmes. Dans cette optique, la ministre de la santé a annoncé examiner une éventuelle prise en charge de certaines méthodes de contraception actuellement non prises en charge par les mutuelles, comme les patchs et les anneaux.

Vers une meilleures prise en charge en zone rurale

Pour répondre au besoin de prise en charge dans les zones rurales, où les jeunes filles n'ont pas accès à un centre du planning familial, la mise en place d'une consultation gratuite auprès de médecins généralistes volontaires est confirmée.

Ces derniers seront d'ailleurs formés sur la contraception par le biais de stages dans les centres de planification et d'éducation familiale.