Dossier médical partagé : le retour du dossier médical numérique pour les assurés

Publié par le 6 février 2017

Bien que la loi qui le concerne date de 2004, le Dossier Médical Personnel n'a réellement vu le jour qu'en 2011. Cinq ans plus tard, ce ne sont que 600000 de ces dossiers électroniques qui ont été créés, ce malgré un coût global de 500 millions d'euros. Le DMP, dorénavant nommé Dossier Médical Partagé, tente un retour en 2017 en étant cette fois géré par l'assurance maladie.

Dossier médical partagé : le retour du dossier médical numérique pour les assurés

Le dossier médical, premier du nom, était géré par l'agence des systèmes d'information partagés de santé (ASIP) spécifiquement créée. Cette gestion plusieurs fois épinglée par la Cour des comptes est une des causes de l'échec de ce système, pourtant prometteur en matière de liaison entre l'assuré et les divers professionnels de la santé.
Après la décision prise en 2014 par la ministre de la Santé de confier la gestion de l'AMP à l'assurance maladie, il aura fallu 3 ans pour affiner le système et mener les phases expérimentales nécessaires. Considéré comme prêt, le nouveau DMP doit se déployer cette année.


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Le fonctionnement demeure identique avec la décision d'ouverture et de fermeture du DMP prise par le seul assuré. Cette création a lieu sur demande auprès d'un établissement de santé ou lors d'une consultation médicale. Le dossier médical partagé est prévu pour contenir des éléments tels que :

  • Comptes-rendus hospitaliers et radiologiques
  • Résultats d'analyses
  • Antécédents et allergies
  • Actes médicaux importants
  • Médicaments prescrits et délivrés L'assuré peut à tout moment supprimer ou masquer certains documents et informations.

Le dossier se consulte sur http://mondmp.dmp.gouv.fr/. La protection est assurée par des identifiants envoyés après création du DMP.
Les professionnels de santé accèdent au DMP sous réserve d'être autorisés par l'assuré.

Les services d'urgence peuvent accéder au dossier médical sans autorisation, sauf si l'assuré a fait part de son opposition. Un médecin peut masquer certaines informations s'il considère que leurs révélations à l'assuré nécessitent un accompagnement ou des explications complémentaires. 2017 sera-t-elle l'année du réel lancement du DMP ? Réponse l'an prochain pour une première analyse.