Hausse tarifs mutuelles santé 2017 : combien et pourquoi ?

Publié par le 8 décembre 2016

Dans la lignée des assurances auto et habitation, les complémentaires santé vont elles aussi subir une hausse au 1er janvier 2017. Des tarifs qui reprennent de la hauteur donc et qui n'épargneront ni les assurés à titre individuel, ni les bénéficiaires d'une mutuelle collective. Explications. 

Hausse tarifs mutuelles santé 2017 : combien et pourquoi ?

Une semaine après les contrats auto et multirisque habitation, les assureurs et spécialistes de la complémentaire santé commencent à dévoiler leur politique tarifaire pour l'année à venir.
Sans surprise, le prix des mutuelles va augmenter en 2017 : de 2 % à 4 % pour les contrats individuels, de 3 % à 5 % pour les couvertures collectives.
Notons que ces augmentations sont exprimées « hors taxes » et correspondent à des moyennes. Autrement dit, les organismes ne pratiqueront pas de hausse uniforme à l'ensemble de leur portefeuille d'assurés mais cibleront des profils en particulier.


Qui verra sa prime augmenter ?

Dans le détail des hausses annoncées, on retrouve Generali (+ 2,4 %), Swiss Life (+ 3 %), PréviFrance (+ 4 %), AG2R La Mondiale (+ 2,5 %) puis Allianz (+ 4 %). Certes toutes les compagnies n'ont pas encore publié leurs prévisions pour 2017 mais la plupart pourraient suivre cette tendance.
Malgré tout, certaines pratiqueront des baisses, des baisses ciblées en revanche comme la MACIF sur environ 40% de son portefeuille. De son côté, MACSF a opté pour un gel des prix sur ses offres d'entrée de gamme et pour une hausse moyenne de 2% sur les autres contrats.

Concrètement, en prenant pour base le contrat médian du marché (700 €/an) - selon les profils, le contrat moyen se situe entre 400 €/an pour un jeune actif célibataire à 1200 €/an pour un couple de retraités - l'impact pour le portefeuille des assurés d'une hausse comprise entre 2 et 5 % serait de l'ordre de 14 à 35 €.


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Mutuelles plus chères en 2017 : les 3 raisons

Première raison avancée pour expliquer ce petit sursaut des prix, le passage de 23 € à 25 € de la consultation chez les généralistes au 1er mai 2017. Les organismes anticipent déjà ce surcoût de 2 € sur la consultation (et donc un surcoût dans les remboursements) en le répercutant sur le montant des primes et ce 5 mois avant.

Autre élément qui permet de comprendre la révision des tarifs sur les complémentaires, la généralisation des contrats collectifs. Avec la loi ANI qui oblige depuis le 1er janvier toutes les entreprises à proposer une mutuelle à leurs salariés, les compagnies ont dû multiplier les offres promotionnelles pour être compétitives, parfois au détriment de la rentabilité. Il faut considérer la hausse de 2017 comme une forme de régulation.

Enfin, la troisième explication, extrêmement liée à la précédente, concerne aussi les mutuelles collectives. En effet, nombreux sont les salariés qui avant la loi ANI ne bénéficiaient pas d'une mutuelle, ou alors d'une mutuelle peu performante, et qui ont profité de cette nouveauté pour engager des dépenses, surtout en optique. Les assureurs et les spécialistes des mutuelles compensent naturellement ces dépenses qui grimpent par une augmentation des cotisations.


Minimiser les hausses en 2017 : nos 3 conseils

Engager une réflexion au sein de l'entreprise : si vous êtes couvert par une mutuelle d'entreprise et que celle-ci prévoit une hausse, peut-être qu'il est déjà temps d'engager une réflexion sur le choix d'un autre organisme.
L'idée est de faire jouer la concurrence pour dans un premier temps obliger l'assureur actuel à s'aligner sur de nouvelles offres. Et si le prix n'est pas un élément négociable, alors peut-être qu'il sera possible d'obtenir de meilleures garanties.

Résilier une mutuelle : nombreux sont les salariés à être couvert par deux mutuelles, celle de leur entreprise mais aussi celle de l'entreprise de leur conjoint. Ils cotisent ainsi à deux contrats et sur une année cela peut représenter une dépense importante, d'autant plus que la participation de l'entreprise est intégrée au calcul de l'impôt sur le revenu.
Dans le cas où cela est possible (il faut que le contrat de la mutuelle collective prévoit une faculté de résiliation), alors il est peut-être judicieux de résilier l'une des deux mutuelles, en principe la moins performante.

Réévaluer ses besoins et revoir son contrat : vous êtes couvert par une mutuelle individuelle depuis déjà plusieurs années. Dans ce laps de temps, vos besoins en santé n'ont-ils pas évolué ?
En vieillissant ou en fonction des événements de la vie (famille, travail, loisirs) votre risque santé a certainement évolué et il est possible que votre contrat ne soit plus à jour. Il est alors temps de réévaluer vos besoins et de modifier votre complémentaire en conséquence.
L'idéal est de comparer plusieurs offres du marché et dans un premier temps de demander à votre organisme actuel de s'aligner. En cas de refus, sachez que pour continuer à attirer de nouveaux clients, les assureurs et spécialistes de la mutuelle pratiquent généralement de meilleurs tarifs à la souscription, d'où l'intérêt de revoir régulièrement sa protection.


Sources : chiffres Hyperassur & Les Echos