L’air du métro parisien est plus pollué que sur le périphérique

Publié par le 31 janvier 2013

"Un Parisien de 30 ans aurait 9 mois de moins à vivre qu'un autre Français". C'est le constat que fait une étude de l'association "Respire" de prévention et d'amélioration de la qualité de l'air.

Le stress et le mode de vie parisien ne seraient pas les seuls facteurs responsables de ce constat alarmant. La qualité de l'air respiré présenterait de grands risques sur la santé. L'air parisien est fortement pollué, notamment par des particules fines PM10 et PM2,5 issues des échappements de diesel. Cependant, l'étude réalisée par « Respire » montre que la qualité de l'air présent dans les stations de métro parisiennes est quatre fois plus polluée que sur le périphérique parisien !

Les rames de métro expulsent de nombreuses particules lors de leurs nombreux départs et arrêts aux différentes stations. Ces particules fines peuvent contenir des métaux lourds, comme le fer. La forte densité de voyageurs s'entassant dans les couloirs des stations aggrave également la situation.

Quels risques pour la santé ?

Certains conducteurs de métro, vivant au quotidien à l'intérieur des tunnels souterrains ne peuvent pas prétendre le contraire. "La pollution est là, on la sent, on la voit. Quand on rentre chez nous elle est partout, sur le corps, les cheveux. Il suffit de nettoyer son visage avec un coton pour voir les résidus sur la peau. Les cols de nos chemises sont noirs. Même lorsque l'on se mouche, il y a du dépôt" raconte un conducteur du RER A. L'étude n'explique pas en détail les incidences liées à une trop longue exposition à cette pollution, puisqu'elles sont pour le moment inconnues. Toujours est-il que des risques sur la santé ne peuvent être négligeables. Certains pensent que l'on peut encourir des problèmes respiratoires, cardio-vasculaires, et dans les cas les plus graves des risques de cancer à cause d'une trop forte exposition à certaines des particules incriminées.