L'AFM lutte toujours pour le financement des médicaments "orphelins"

Publié par le 23 février 2010 L'AFM lutte toujours pour le financement des médicaments


Le 28 février prochain a lieu la Journée des Maladies Rares. Conférences, colloques, marches, manifestations seront organisés ce jour-là  par l'Association Française contre les Myopathies, avec notamment comme objectif de promouvoir l'intérêt de la recherche pour les maladies rares. L'occasion aussi pour l'AFM de rappeler l'importance du financement des médicaments dits « orphelins », ces traitements que l'industrie pharmaceutique rechigne à développer car le coût de fabrication ne sera pas amorti par leurs ventes escomptées.


Faute de médicaments spécifiques, certains malades souffrants de symptômes rares utilisent donc des médicaments développés pour des maladies communes. Mais nombre de ces médicaments ne bénéficiaient pas, jusqu'à cet automne, d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour de telles pathologies, et n'étaient donc pas systématiquement remboursés.

"Combler les trous dans la prise en charge des maladies rares"

La prise en charge du traitement par l'Assurance Maladie s'est donc améliorée. Mais pour une grande partie de ces traitements, la prise en charge n'est toujours pas effective. Et des centaines d'autres médicaments ne sont plus disponibles.
Ce que regrette Christophe Duguet, directeur des Actions revendicatives de l'AFM. « Nous nous battons pour combler les nombreux trous dans la prise en charge des maladies rares. Il n'y a pas suffisamment de transparence sur ce que coûtent réellement les médicaments orphelins actuels à l'assurance maladie. Les estimations varient du simple au double. Mais même dans l'hypothèse la plus haute, ils ne représentent qu'une goutte d'eau dans les dépenses de santé et un pays riche comme le nôtre a largement les moyens de l'assumer. »
Pour mémoire, une maladie est dite rare si moins d'une personne sur 2 000 en est atteinte.