Le burn-out bientôt reconnu comme maladie professionnelle

Publié par le 20 février 2017

Le syndicat des cadres CFE-CGC se réjouit des conclusions du rapport parlementaire présenté mercredi, lequel représente une grande avancée dans la lutte contre le burn-out, avec 27 propositions concrètes. Avec 3,2 millions d'actifs se trouvant en risque élevé de burn-out, ce syndrome n'est pourtant toujours pas reconnu au titre de maladie professionnelle.

Le burn-out bientôt reconnu comme maladie professionnelle

C'est devant la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale que le rapporteur Gérard Sebaoun, député PS dans le Val-d'Oise, a présenté son rapport sur le burn-out.
Si plus de 3 millions de personnes sont menacées par ce syndrome, plus de 100 000 personnes en souffriraient actuellement, selon une estimation de l'Académie de médecine.
Pourtant, l'indemnisation au titre de maladie professionnelle n'a été octroyée qu'à 418 personnes, et ceci après un véritable parcours du combattant.

Une situation dénoncée par la centrale syndicale. Dans son rapport, Gérard Sebaoun propose des solutions dont les buts sont de sensibiliser, prévenir et protéger les protagonistes, y compris les médecins qui sont souvent attaqués par les employeurs lors d'un diagnostic de burn-out.


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Ce problème génère entre 2 et 3 milliards d'euros de frais par an, selon une estimation pour la seule année 2007. Et ces coûts ne concernent que le stress vécu au travail. Il propose aussi de créer un centre national de référence, qui serait dédié uniquement à la santé psychique au travail.
Si la loi Rebsamen, acceptée en août 2015, a ouvert la voie à une procédure simplifiée d'accès aux comités régionaux d'évaluation, il fallait aller clairement plus loin et envisager de faciliter la reconnaissance de ce syndrome comme étant une maladie professionnelle à part entière. Pour cela, il faut abaisser le seuil d'incapacité permanente nécessaire, pour que les comités régionaux se voient attribuer les dossiers à étudier. Le taux devrait idéalement passer de 25 % à 10 %.