Le « flash code » d'urgence

Publié par le 9 janvier 2012

Pour accélérer l'identification, une expérimentation a été mise en place en Loire-Atlantique et dans la Sarthe. Contenues dans un code à scanner, les informations médicales d'un accidenté pourront être lues par le SAMU à l'aide d'un smartphone.

Le « flash code » d'urgence

L'idée ingénieuse de faciliter l'accès aux informations médicales, pour permettre l'administration de soins plus efficaces, s'est imposée à l'esprit des deux fondateurs du « flash code d'urgence » après la mort de leur ami suite à une identification trop longue. Franck Di Consola, explique que ce dispositif fiable et sécurisé permettra de réduire les incertitudes et donc d'administrer des traitements adaptés. En effet, si le patient est allergique à un médicament et que l'urgentiste le lui administre sans en avoir connaissance, ce patient peut en mourir. Alors qu'avec ce flash code, l'urgentiste pourra savoir s'il lui est possible de lui donner ce médicament ou s'il lui faudra trouver un traitement de substitution.

Pas de polémique autour de ce sujet

Une fois n'est pas coutume, personne ne trouve rien à redire concernant ce dispositif. Le consensus est général puisque la CNIL et le ministère de la santé ont garanti la sécurité du serveur stockant ces données médicales. Il s'agit en effet de données extrêmement sensibles car protégées par le secret médical. De ce fait, seuls les urgentistes du SAMU seront autorisés à y accéder via une application disponible sur leur smartphone. Ce service n'est pas pour autant gratuit, puisqu'un abonnement de 36€ est nécessaire pour disposer de ce flash code. Destiné aux sportifs, aux séniors, aux motards et automobilistes ainsi qu'aux entreprises dont le travail représente un risque, Franck Di Consola table sur 50.000 abonnements pour la première année.