Les assurances santé au banc d'essai

Les assurances santé au banc d'essai

Publié par le 1 février 2013

La Sécurité sociale laisse à votre charge une part importante des frais médicaux. La solution : une bonne complémentaire santé. Nous avons comparé les offres de neuf assureurs.

La complémentaire santé est le premier poste de dépenses en assurance avant l'automobile ou l'habitation. « Elle représente 3,5 % du budget annuel moyen », souligne Arnaud Giraudon, dirigeant du comparateur en ligne AcommeAssure. Si 34 % des Français bénéficient d'une couverture collective par leur entreprise, les autres doivent souscrire un contrat individuel auprès d'une mutuelle ou d'un assureur. Pour le choisir, il est impératif de faire le point sur ses besoins qui sont fonction de son âge, de son état de santé et de celui de sa famille. Porter des lunettes, avoir les dents fragiles ou consulter régulièrement pour des problèmes de dos entrent en compte pour sélectionner le niveau de garanties et de remboursement. Certains établissements imposent un délai de trois à six mois avant de prendre en charge certains soins.Nous avons comparé l'offre de neuf assureurs et mutuelles, en évaluant, outre les tarifs, trois garanties essentielles : dentaire, optique et dépassement d'honoraires sur les consultations.

LES TARIFS : Ils peuvent varier de 1 à 10 selon les garanties choisies

Assureurs et mutuelles proposent au minimum trois formules avec des niveaux de garanties différents : d'une couverture de base à une prise en charge beaucoup plus complète. Selon le niveau choisi, le coût des cotisations peut varier de 1 à 10. Pour y voir plus clair, nous avons simulé le tarif annuel de trois profils : celui d'un célibataire salarié âgé de 30 ans, celui d'une famille d'avocats bordelais avec deux enfants de 10 et 15 ans et, enfin, celui d'un couple de retraités de 62 ans vivant sur la Côte d'Azur. Les deux premiers profils ont opté pour un niveau de garantie intermédiaire, le dernier pour une couverture haut de gamme. Nous avons évalué le niveau tarifaire sur la base d'une moyenne des cotisations facturées à ces trois profils. A noter : pour un même profil, les écarts de prix peuvent dépasser 50 %.

LES DÉPASSEMENTS D'HONORAIRES : Leur prise en charge est nécessaire dans une grande ville

Lorsque l'on consulte son médecin traitant, l'assurance maladie obligatoire rembourse 70 % du tarif conventionnel, fixé actuellement à 23 euros. Si, comme dans la plupart des grandes villes, le généraliste facture davantage, la différence doit donc être payée de la poche du patient. A moins que la complémentaire prenne en charge ces dépassements. Ce qui est souvent le cas dans les formules intermédiaires et haut de gamme. Dans ces contrats, le niveau de remboursement d'une consultation chez un généraliste ou un spécialiste est exprimé en pourcentage. Par exemple, une garantie de 200 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale signifie que le plafond d'indemnisation peut atteindre deux fois le tarif conventionnel pour une consultation chez un généraliste, soit 56 euros. Il faut savoir que ces plafonds vont rarement au-delà de 150 % pour une couverture intermédiaire et de 200 % si elle est haut de gamme.

GARANTIE DENTAIRE : Le plafond de remboursement annuel et par bénéficiaire doit être détaillé

Le traitement d'une carie ou un détartrage sont remboursés à hauteur de 70 % par la Sécurité sociale et génèrent rarement des dépassements d'honoraires. En revanche, les prothèses dentaires, dont les prix sont fixés librement par les dentistes, dépassent presque toujours les tarifs conventionnés. Comptez 550 euros, en moyenne, pour une couronne céramo-métallique. Les personnes souffrant de dents fragiles ont donc intérêt à regarder de près les remboursements des assureurs. « Ils sont plafonnés par an et par bénéficiaire », prévient Emmanuel Bruneau, du comparateur Hyperassur. Une bonne complémentaire doit, par exemple, rembourser une couronne à hauteur de 250 euros dans un contrat intermédiaire, et le double s'il est haut de gamme. Par ailleurs, la parodontie (soin des gencives) ou l'orthodontie des adultes ne sont jamais remboursés par l'Assurance maladie, mais certains assureurs les prennent en charge dans la limite d'un plafond annuel.

GARANTIE OPTIQUE : Les réseaux d'opticiens partenaires sont souvent plus avantageux

Pour une monture coûtant environ 300 euros avec des verres simples, la Sécurité sociale rembourse moins de 5 euros… Pour ainsi dire, rien ! Là encore, si un ou plusieurs assurés portent des lunettes, le remboursement des montures et verres ou des lentilles doit être détaillé. Exprimé en euros, il doit être au minimum de 200 euros dans une formule intermédiaire, le double pour une haut de gamme. Autre critère de choix : les établissements travaillant avec des réseaux d'opticiens partenaires sont à privilégier puisqu'ils permettent de bénéficier d'un plafond de remboursement plus élevé et de ne rien avancer lors de l'achat des lunettes.