Les dépassements d'honoraires coûtent cher aux Français

Publié par le 29 mai 2013

D'après une enquête de l'Observatoire citoyen des restes à charge, les Français ont dépensé 2,1 milliards d'euros dans les dépassements d'honoraires pratiqués par les médecins spécialistes en 2012.

Les dépassements d'honoraires coûtent cher aux Français
L'Observatoire citoyen des restes à charge a été créé dans le but de suivre l'évolution des sommes à charge des patients français ou de leur complémentaire santé. Selon cette enquête, le reste à charge a coûté au total aux patients français près de 13 milliards d'euros en 2012. Compris dans ce reste à charge, les dépassements d'honoraires pratiqués par plus des trois quarts des médecins spécialistes qui s'élèveraient à plus de 2,1 milliards d'euros. Ces dépassements d'honoraires auraient, d'après l'enquête, augmenté de 9% en deux ans, soit une évolution plus rapide que l'inflation ou que la hausse des salaires!

Des disparités régionales dans les dépassements d'honoraires des médecins

L'étude démontre également que le reste à charge des patients est plus important dans certaines régions que d'autres. Ainsi, en Ile-de-France ou dans le Rhône-Alpes, il est impossible de trouver un médecin en zone 1 (pratiquant les prix Sécurité Sociale, sans dépassements d'honoraires). Les frais de santé dans ces régions sont alors très élevés. En Gironde, dans le Bas-Rhin, les Pyrénées-Atlantiques, la Côte-d'Or, l'Eure, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et Paris, 90% des chirurgiens sont également en honoraires libres. "A Paris, toutes spécialités confondues, un patient consultant un médecin spécialiste devra débourser en moyenne, pour chaque acte, 37,70 euros au‐dessus du tarif de la Sécurité sociale, contre 15,90 euros en moyenne nationale !" explique le communiqué de presse de l'organisme.

Certaines mutuelles santé remboursent plus efficacement les dépassements d'honoraires. Pour autant, l'accès aux soins se fait de plus en plus compliqué, et entre 10 et 25% des Français continuent de renoncer à certains soins par manque de moyens.