Les opticiens tendent à ne proposer que les lunettes les plus chères

Publié par le 23 mars 2017

Les opticiens sont dans le collimateur du magazine 60 millions de consommateurs, dont une récente enquête dévoile que les techniques de vente ne favorisent pas les modèles de lunettes les plus économiques. Manque de transparence sur les devis, grands écarts entre plusieurs enseignes pour la même paire de lunettes, les constats révèlent des manquements importants alors que la santé est au cœur des débats dans le contexte de la présidentielle.

Les opticiens tendent à ne proposer que les lunettes les plus chères

Sur fond d'une enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs, les pratiques commerciales d'une dizaine d'enseignes spécialisées dans l'optique ont été passées au peigne fin. Plus de 200 devis ont été comparés, et des visites de clients mystères ont permis de constater certaines habitudes en défaveur du consommateur. Chaque opticien a eu tout d'abord l'occasion de proposer une offre personnalisée pour un modèle de marque Ray-Ban avec verres progressifs correspondant aux défauts visuels des clients.
Mais au moment de demander une deuxième offre moins coûteuse, certains clients ont rencontré des problèmes pour l'obtenir. Quelques enseignes ont bien préparé un devis premier prix, alors que d'autres sont restées sur des modèles onéreux (variations allant de 63 jusqu'à 706 euros).

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Les devis premier prix sont opaques, dépourvus de détails. Le magazine déplore le manque de précision, en particulier sur les coûts additionnels souvent nécessaires (traitement antireflet, etc). Plaidant pour un affichage plus transparent, 60 millions de consommateurs indique aussi que le prix d'une paire identique varie sensiblement d'une franchise à l'autre, allant jusqu'au triple entre deux magasins.
Deuxième recommandation de l'association : harmoniser la présentation des devis dans ce secteur. En France, 50 % de la population porte des lunettes de vue, mais n'obtient pas de bonne couverture si une complémentaire santé n'a pas été souscrite.
Avec des variations de prix si fluctuantes, beaucoup de Français (17 %) renoncent donc à commander une paire adaptée.
Pour plusieurs candidats à la présidentielle, une meilleure prise en charge des frais d'optique doit être proposée, en plus de faire baisser les tarifs appliqués.