Les pistes pour bien choisir sa complémentaire-santé individuelle

Les pistes pour bien choisir sa complémentaire-santé individuelle

Publié par le 26 septembre 2013

Près de 40 % des Français ne bénéficient pas d'une complémentaire-santé par l'intermédiaire de leur employeur. Afin de rembourser les dépenses non couvertes par la Sécurité sociale, ils peuvent souscrire un contrat auprès d'un assureur ou d'une mutuelle.

En moyenne, une complémentaire coûte 700 euros par an à un célibataire, 2 000 euros à une famille avec deux enfants et 3 000 euros à un couple de retraités. Sachant que plus les garanties sont importantes, plus la cotisation annuelle est élevée.

Face à la forte augmentation des tarifs des complémentaires-santé, les mutuelles ont développé des offres à bas coût, qui valent entre 5 et 10 euros par mois et par assuré. Elles peuvent être souscrites directement sur Internet et sont généralement restreintes à l'hospitalisation, incluant uniquement la prise en charge des frais d'honoraires et de séjour. Très limitées, elles sont destinées aux jeunes qui consultent peu de médecins et qui ne portent pas de lunettes.

"Pour choisir son contrat, il est, en effet, impératif de faire précisément le point sur ses besoins et ceux de sa famille. Porter des lunettes ou devoir consulter régulièrement un spécialiste sont des éléments importants pour déterminer son niveau de garantie et de remboursement", explique Andry Randriamalandy, responsable marketing produit du comparateur en ligne Santiane.

A côté des offres à prix cassés, les assureurs développent des contrats à la carte. Ils permettent de sélectionner seulement les garanties réellement nécessaires. Une personne n'ayant pas besoin de lunettes pourra ainsi éviter de payer une garantie optique qui alourdirait sa facture.

MOINS DE 10 EUROS SUR LES 300 EUROS

Dans le cas contraire, une couverture est recommandée, sachant que l'assurance prend rarement en charge la totalité des dépenses engagées. La Sécurité sociale rembourse, par exemple, moins de 10 euros sur les 300 euros que coûte, en moyenne, une monture avec de simples verres.

La mutuelle complète le remboursement, dans la limite d'un plafond annuel par bénéficiaire, qui atteint généralement 150 euros pour une garantie intermédiaire et le double pour une couverture haut de gamme.

Les soins dentaires, comme le traitement d'une carie ou un détartrage, sont remboursés à hauteur de 70 % par la Sécurité sociale et génèrent rarement des dépassements d'honoraires.

En revanche, les prothèses comme les couronnes (environ 600 euros pour les céramo-métalliques) dépassent toujours la base de remboursement de la Sécurité sociale. "Ceux qui ont les dents fragiles doivent bien étudier le plafond de remboursement, souvent exprimé en pourcentage. Il doit être au minimum de 200 % du tarif conventionnel pour éviter les mauvaises surprises", estime Emmanuel Bruneau, responsable du développement du comparateur Hyperassur.com.

Par ailleurs, l'Assurance-maladie obligatoire rembourse 70 % du tarif conventionnel des consultations médicales, fixé à 23 euros pour un généraliste et entre 28 et 57 euros pour un spécialiste. Les 30 % restants ainsi que les dépassements d'honoraires, fréquents, restent à la charge du patient.

ENTRE 150 % ET 300 % DU TARIF CONVENTIONNEL

C'est pourquoi ceux qui consultent régulièrement un pédiatre, un psychiatre ou un cardiologue ont intérêt à opter pour une mutuelle remboursant entre 150% et 300% du tarif conventionnel. "Les autres peuvent se contenter de 100 %", précise M. Randriamalandy.

L'hospitalisation est la seule couverture sur laquelle il est difficile de faire l'impasse. "C'est le seul cas où il ne faut pas hésiter à choisir une garantie supérieure, même si on est en bonne santé, car les dépassements d'honoraires sont courants pour les actes chirurgicaux", insiste Andry Randriamalandy. Une complémentaire peut aussi couvrir le forfait journalier (18 euros par jour) et les frais de chambre individuelle, qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale.

Quant aux particuliers qui adhèrent à la même complémentaire-santé depuis plusieurs années, ils ont parfois intérêt à faire évoluer leur contrat. "En assurance, la fidélité ne paye pas. Faire régulièrement le point sur ses besoins ou changer de contrat permet souvent de réduire le montant de ses cotisations", rappelle Emmanuel Bruneau.

Sachez enfin que, si vous souhaitez résilier votre contrat, il faut s'y prendre à l'avance en envoyant à l'assureur une lettre recommandée, avec accusé de réception, au moins deux mois avant la reconduction tacite annuelle.

Pauline Janicot